Vous connaissez la méthanisation, voici la méthanation qui permet de transformer en biométhane la biomasse sèche. Explications avec le démonstrateur Gaya inauguré le 20 octobre 2017 à Saint Fons, au sud de Lyon, par Engie et 11 partenaires dont le CEA, le CIRAD, le FCBA, l’Ademe et des universités, des laboratoires et des écoles de Lille, Toulouse, Nancy, Albi…

Contrairement à la méthanisation qui recourt à un digesteur et des bactéries qui dégradent la matière organique, la méthanation utilise un gazéfieur puis des catalyseurs. Il s’agit, dans un premier temps, de chauffer la biomasse à très haute température, entre 800°C et 1000°C pour la convertir, en l’absence d’oxygène, en gaz de synthèse. Ce dernier, une fois débarrassé de ses impuretés, est converti en méthane au moyen de catalyseurs métalliques. La chaleur du process peut bien entendu être récupérée et valorisée.

Avec le démonstrateur Gaya, Engie souhaite produire un biométhane de deuxième génération, 100% renouvelable et issu de produits forestiers, plaquettes de bois, écorces ou encore résidus de l’industrie agroalimentaire. Le principal avantage de la production de biométhane par gazéification de la biomasse lignocellulosique est la mise en œuvre de circuits courts privilégiant un approvisionnement local. Ainsi, à Saint Fos, toute la biomasse utilisée pour produire le biométhane qui sera injecté dans le réseau est collecté dans un rayon de 50 à 70 kilomètres.

Lancé en 2010, le projet Gaya représente un investissement de 60 millions d’euros, dont 18,7 millions ont été apportés par l’Ademe. L’ambition du projet est de pouvoir être reproduit pour constituer un réseau de production et d’injection de biogaz. Engie envisage plus de 150 plateformes similaires, à proximité de gisements forestiers ou agricoles et à destination par exemple de réseaux de chaleurs. Un des principaux avantages du système Gaya est sa souplesse qui lui permet de s’adapter aux territoires en prenant en compte la spécificité de leur ressource en biomasses et de mixer les approvisionnements en s’adaptant aux contextes géographiques, agricoles, forestiers… Et si demain tout le gaz était vert ?

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