Connaissez-vous l’ile Rodrigues ? Ce petit paradis encore préservé se situe au cœur de l’océan indien, à près de 600 kilomètres à l’est de l’ile Maurice, à laquelle elle est administrativement rattachée. Du fait de son isolement, et malgré de forts potentiels hydroélectriques, éoliens et solaires, la petite ile dépend quasi exclusivement des énergies fossiles pour sa production d’électricité, à l’exception notable de trois éoliennes Vergnet de 60 kW et de 15 kW de panneaux photovoltaïques raccordés au réseau. Mais grâce aux australiens de Carnegie Clean Energy, et à leurs bouées CETO cela pourrait bientôt changer…

Spécialistes des centrales houlomtrices (nous vous avions déjà parlé d’eux ici quand ils s’appelaient encore Carnegie Wave Energie), les australiens de Carnegie Clean Energy sont en effet en train de déployer une de leur centrale houlomotrice CETO entre Maurice et Rodrigues. Cette centrale devrait alimenter une unité de désalinisation installée à Rodrigues, via un micro-réseau, comprenant une centrale solaire au sol de 2MW et un système de stockage sur batteries. Les bouées CETO sont immergées et ancrées, elles transmettent la puissance de la houle à une pompe hydraulique, laquelle projette via des tuyaux de l’eau à forte pression vers des turbines situées à terre qui génèrent alors de l’électricité et permettent de dessaler l’eau de mer par osmose inverse.

Carnegie Clean Energy a déjà déployé cette technologie en Australie, à Garden Island, au large de Perth, où une ferme houlomotrice de 5 bouées CETO produit, depuis 2015, l’énergie nécessaire pour transformer l’eau de mer en eau potable et ravitailler ainsi une base navale militaire.
Notons toutefois que l’océan indien a déjà été fatal à une bouée houlomotrice CETO : la machine testée à l’ile de la Réunion n’a pas survécu au cyclone Bejisa de janvier 2014 et a été emportée par les vagues !

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