Dans le Lot-et-Garonne, entre Mézin et Andiran, les serres de verre qui s’étendent, sur 7,2 hectares, de part et d’autre de la route départementale abritent les tomates de la famille Binda.

Pour maintenir au chaud toute l’année les cathédrales vitrées et leurs précieux fruits, les Binda ont d’abord opté, vers 2006, pour une chaudière biomasse alimentée grâce aux plaquettes de bois des forêts landaises. Une deuxième chaudière bois a été mise en service en 2011. Hélas, l’augmentation du prix du bois a remis ce choix énergétique en question. « En 2015, nous étions dans une situation comparable à celle connue avec le fioul lourd jusqu’en 2005 et un coût de 8,5 euros de chauffage au m2 », précise Nathalie Binda. Elle et ses frères se sont alors tournés vers la cogénération. Ils se sont donc dotés d’une chaudière à gaz de 4,4 MW qui produit à la fois de l’eau chaude et de l’électricité revendue à EDF. Les chaudières biomasses ne fonctionnent plus qu’en appoint ou en intersaisons.

Ce nouveau mode de chauffage a permis à la famille Binda de diviser par 5 ses consommations de bois, passant de 10 000 tonnes à 2 tonnes, mais aussi de réaliser une économie de l’ordre de 5€/m2. Du coup la famille vient d’investir dans une autre cogénération de 4,4 MW et songe à construire trois hectares supplémentaires de serres en verre. Polinisées par des bourdons, protégées des ravageurs par des insectes auxiliaires, alimentées à l’eau recyclée et chauffées à la cogénération et au bois, les tomates de la famille Binda sont à la fois très rouges et très vertes ! Elles sont distribuées par Prim’Albret, la société commerciale de la coopérative Cadralbret.

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