Le 18 décembre 2017 à Fos-sur-Mer, GRTgaz, filiale d’Engie, a posé la première pierre d’un site Power-to-gas expérimental, destiné à convertir en méthane de synthèse l’électricité produite par les éoliennes. L’enjeu ? Faire du carburant grâce au vent !

Baptisé Jupiter 1000, le démonstrateur de GRTgaz repose sur une technologie similaire à celle déployée par Audi pour produire son e-diesel. Mais tandis que l’Allemand compte sur le soleil ou l’hydroéléctricité pour produire l’énergie nécessaire à l’électrolyse de l’eau, le Français se tourne vers l’éolien.

Le méthane de synthèse produit à Fos-sur-Mer grâce à l’électricité issue des éoliennes situées à proximité du grand port maritime de Marseille pourra être directement injecté sur le réseau de transport de gaz. Mais il représente avant tout un système performant de stockage de la surproduction d’énergie électrique.

Enfin, le démonstrateur produira aussi de l’hydrogène qui pourra servir à alimenter demain de nouveaux véhicules.
Coordonné par GRTgaz, Jupiter 1000 mobilise de nombreux acteurs complémentaires : McPhy pour l’électrolyse, Atmostat et le CEA pour la méthanation, Leroux & Lotz pour le captage de CO2, le CEA pour la R&D, CNR fournissant l’électricité renouvelable et assurant la conduite future à distance de l’installation, RTE pour le traitement des données électriques et GRTgaz et TIGF gérant l’injection dans les réseaux de gaz.

Le projet Jupiter 1000, d’un budget de 30 millions d’euros, est financé à 40% par GRTgaz et à 30% par ses partenaires. Le reste provient de financements publics : 3,7 millions d’euros de la région PACA, 3,2 millions d’euros de l’ADEME et 2,1 millions du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER).

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