Combraille en Marche

Le sous-sol creusois cacherait-il un formidable gisement géothermique ?
Une société toulousaine, TLS Geothermics a déposé une demande de permis de recherche dans la zone de Combraille-en-Marche, un secteur de 800 km2 à cheval sur le Puy-de-Dôme, l’Allier et la Creuse où se trouve la majorité de 63 communes concernées.

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Le bureau d’ingénierie étend ainsi son rayon d’action puisqu’il disposait déjà d’un premier permis de recherche dans le Puy-de-Dôme, dans un secteur d’une surface similaire au nord-ouest de La Bourboule. Avec des forages à plus de 3000 mètres de profondeur, TLS Geothermics pourrait, dans la Creuse, convertir la chaleur en électricité et envisage une première centrale de 5 MW, capable de fournir de l’électricité à 5000 foyers et d’alimenter un réseau de chaleur.

Combrailles en Marche

Les sources chaudes d’Evaux-les-bains qui jaillissent à 60°c ou celle de Néris-les-bains qui affiche 53°c, témoignent déjà, à l’intérieur du périmètre de recherche, des calories souterraines. Les ingénieurs sont donc à la recherche d’autres aquifères souterrains où pomper la chaleur. Le 20 mai 2017, ils ont organisé une première réunion publique d’information, à Chambon-sur-Voueize, pour expliquer leur projet de géothermie profonde. Ils ont eu du mal à surmonter la défiance des habitants qui craignent tremblements de terre, contamination de l’eau potable, perturbation de leurs sources thermales, pollutions diverses.

Evaux les bains

Matthieu Auxiètre, président du bureau d’études, se veut rassurant et assure que les techniques exploratoires employées, gravimétrie, magnétotellurisme, géologie de terrain, n’ont aucun impact environnemental : « Notre objectif, c’est de comprendre les choses, pour l’instant c’est de l’exploration. On veut atteindre le drain naturel du puits chaud, on sait que cela circule dans les failles mais on ne sait rien sur le débit et la température, et c’est ce qui fait l’énergie totale du système. S’ils sont insuffisants, ce n’est pas rentable, et on arrêtera là ».
En tout état de cause, les toulousains ne déposeront pas de demande d’autorisation de forage avant 2019 et la centrale géothermique de la Creuse, si elle est construite, ne verra pas le jour avant 2022.

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