NASA

C’est la NASA qui l’affirme : le recours aux biocarburants permet de diminuer de 50 à 70% la pollution émise par les réacteurs d’avion.

NASA Biofuel

Publié dans la très sérieuse revue Nature, l’étude de la NASA, menée avec des agences canadiennes et allemandes sur les émissions des turbines des DC8 de l’agence spatiale américain, est formelle : le recours aux biocarburants limite les émissions de particules fines. Ici, la NASA a étudié un mélange 50-50 d’huile de caméline avec un caburant conventionnel. Et a démontré que l’ajout de biocarburant issu d’huile de caméline au carburant conventionnel utilisé par les réacteurs d’avion réduisait de 50 à 70 % le nombre et la masse des particules volatiles et non volatiles émises lors de vols en haute altitude.

Boeing 747 8F

La caméline, une plante oléagineuse comme le colza, est largement utilisé comme substitut au kérosène par l’aviation, notamment par Boeing : en juin 2011, un Boeing 747-800 F de la compagnie CargoLux traversait l’Atlantique, ralliant Le Bourget depuis Seattle avec un mélange de 15% de biocarburant issus de la cameline et 85 % de kérosène traditionnel sur les quatre moteurs. Aujourd’hui la US Navy teste 100% d’incorporations de biocarburants végétaux et s’apprête à dire adieu aux carburants fossiles.

Ce qui vaut pour les avions vaut pour les voitures. Le Diester, le biocarburant issu du colza incorporé à hauteur de 8% dans le diesel français vendu à la pompe, diminue aussi largement les émissions de particules et les émissions de CO2. Selon l’Ademe, un litre de Diester réduit de 59% les émissions de gaz à effet de serre. Plus le taux d’incorporation est élevé, plus l’effet bénéfique est important : d’où le choix de certaines municipalités d’opter pour 30% de Diester pour leurs flottes de bus. Bons pour le climat, les biocarburants soutiennent aussi l’économie et l’emploi en offrant un débouché supplémentaire aux produits de l’agriculture.

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