Bazancourt-Pomacle

En Champagne-Ardenne, à côté de Reims, la bioraffinerie de Bazancourt-Pomacle abrite les installations de Cristal Union, Cristanol, Vivescia, Air Liquide, Soliance… qui mutualisent leurs ressources et leurs effluents dans un écosystème vertueux d’économie circulaire, qui comprend même un pôle universitaire !

Est-ce parce qu’il produit du bioéthanol et développe la chimie verte ou parce qu’il est portée par des coopératives agricoles que ce site est un modèle d’écologie industrielle qui préfigure la bio-économie de demain ? « Notre modèle c’est la coopération agricole dont nous sommes issus. Nous avons une approche holistique : nous favorisons les synergies et les échanges pour limiter autant que possible nos émissions de gaz à effet de serre », explique Jean-Marie Chauvet, directeur de la Fondation Jacques de Bohan qui promeut ce dispositif exemplaire. L’idée tient en quelques mots : faire des effluents des uns les ressources des autres. Ainsi l’eau extraite des betteraves est réutilisée, de même que la vapeur. Mais le modèle s’étend aussi aux coproduits et même à la connaissance. Un petit schéma s’impose.

Plaquette_Bioraffinerie-Bazancourt-Pomacle

Ainsi, chaque acteur du site bénéficie des activités de son voisin. Sucrerie, usine d’éthanol, producteur de cosmétiques, amidonnerie, fabriquant de tensioactif, chercheurs académiques : tous prennent place dans un même écosystème. Et tous poursuivent un objectif commun : développer l’utilisation des ressources végétales, en lieu et place des énergies 
fossiles, par le développement de la chimie verte et la production de biocarburants
 avancés. Le site abrite plusieurs démonstrateurs industriels qui préparent la prochaine génération de biocarburants, à l’instar de Futurol (ethanol cellulosique) ou de Global Bioenergies

« Nos installations préfigurent les usines de demain, qui permettront un jour de faire du carbone vert une ressource se substituant aux énergies fossiles » imagine Jean-Marie Chauvet. D’ailleurs la bioraffinerie capture et valorise déjà le CO2 dans les installations d’Air Liquide. Enfin, économie circulaire oblige, le site a aussi en projet une centrale de cogénération biomasse qui produirait 22MW par an, l’équivalent des besoins en électricité d’une ville de 25 000 habitants, à partir de paille, de bois et des issues de silos.

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