Didier Lelievre

Didier Lelièvre est chimiste. Sa carrière l’a mené de l’or noir à l’or vert en passant par l’or blanc. Il partage son histoire avec nous, et sa passion avec les visiteurs du Salon de l’Agriculture.

Didier Lelievre au SIA2017

« Titulaire d’une maitrise de physique/chimie, je me destinais initialement à l’enseignement, se souvient-il. Mais les jobs d’étudiants m’ont donné le goût de la production et j’ai décidé de rejoindre le monde industriel ».
Sa première mission : traiter les galettes de fioul répandues suite au naufrage de l’Erika, en décembre 1999. « J’ai vu ce qui pouvait se faire de pire en matière de pollution environnementale » commente le chimiste qui contribua avec fierté à la réparation de cette catastrophe. « Nous séparions le pétrole lourd du sable et des graviers. A cette fin, nous utilisions du Diester comme fluidifiant. C’était ma première rencontre avec ce biocarburant biodégradable et non toxique issu du colza. Nous avons ainsi recyclé près de 280 000 tonnes de galettes de fioul ».

© André Bocquel

© André Bocquel

Après l’or noir, l’or blanc. Le deuxième emploi du chimiste fut aux Salines de Guérande, où il gérait 6 petites chaines de conditionnement du sel et de sa précieuse fleur. Aujourd’hui, à quarante ans tout juste, il est passé de la fleur de sel à la fleur de colza, de l’or blanc à l’or vert : « Je suis chef de quart à l’usine Saipol de Montoir-de-Bretagne. Je dirige une équipe de production parmi les cinq équipes qui se relaient continuellement, 24 heures sur 24, 365 jours par an pour produire le Diester. On récupère par pipeline l’huile triturée par Cargill et on la raffine pour l’estérification ».

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« Une des forces de notre site de Montoir est son excellence logistique : nous disposons de pipelines à la fois pour l’approvisionnement en huile et pour l’expédition du produit final, à la raffinerie de Donges ou vers les bateaux. Je suis heureux de produire un carburant qui se substitue aux énergies fossiles et qui restitue 3,7 fois plus d’énergie qu’il n’en a fallu pour sa production. Le Diester fait du bien à l’environnement mais aussi à l’économie locale avec près de 20 000 emplois liés à cette filière en France. Et il faut aussi compter les 100 000 agriculteurs impliqués en amont : la culture du colza sert aussi à produire de l’huile alimentaire et des tourteaux, la fraction solide de la graine, qui est riche en protéine et qui sert à l’alimentation animale ». Passionné par le Diester, son or vert, le chimiste de Montoir était présent au Salon de l’Agriculture 2017, Hall 2.2, sur le stand de Terres Oleopro, pour en porter haut les couleurs. « J’ai à cœur de défendre ce produit trop méconnu dont je suis convaincu des vertus », conclut Didier Lelièvre.

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