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Le 22 novembre 2016, en présence de Célia Blauel, adjointe de la Maire de Paris chargée du développement durable, de l’environnement, de l’eau et du plan climat énergie territorial, My Light Systems inaugurait le premier immeuble parisien en autoconsommation solaire intelligente.

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« Nous avons mis deux ans pour conduire ce projet de bâtiment positif de 1870 » annonce Ondine Suavet, directrice et cofondatrice du pionnier français en autoconsommation solaire intelligente.
Si l’installation de 55 panneaux panneaux photovoltaïques sur 90 m2 de toiture n’a pris que trois jours, le parcours administratif pour obtenir toutes les autorisations nécessaires pour cette première dans la capitale a été laborieux malgré le soutien actif de la Mairie. « J’espère que ce premier cas concret d’immeuble en autoconsommation solaire va faire des émules. Ce type de projet s’inscrit parfaitement dans la dynamique que nous souhaitons pour la ville », souligne Célia Blauel. Pourtant, la direction de l’urbanisme n’a pas permis d’optimiser le dispositif, interdisant la pose de panneaux sur un pan entier de toiture, bien qu’invisible de la rue… Malgré cette limitation, la prouesse énergétique reste entière.

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De la rue, rien ne distingue particulièrement ce petit immeuble d’angle du 296 rue Lecourbe, dans le 15ème arrondissement. Un bureau au rez-de-chaussée et trois étages d’appartements occupés par des locataires. Pourtant, à l’occasion d’une rénovation totale de son bien immobilier, la propriétaire a résolument décidé de passer du 19ème siècle au 21ème, transition énergétique oblige. C’est sur le toit que tout se passe, ou presque.

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Le dispositif mis en œuvre est simple, sur le papier. La puissance photovoltaïque installée est de 15,5 kWc, avec 55 panneaux, orientés en partie au Sud-Ouest, en partie au Nord-Ouest. Mais le pilotage de la production est subtil. 18 panneaux sont affectés au local de bureau, puis 12, par groupes de 4, aux trois appartements. Les 25 panneaux restants ne sont pas dédiés à un usager particulier mais leur production est orientée en fonction des besoins. La moitié de la puissance est donc variable. Ce pilotage de la production est couplé à un pilotage de la consommation.

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Les utilisateurs, locataires ou employés du bureau du rez-de-chaussée, disposent d’une application qui leur permet de suivre en direct la production photovoltaïque et la quantité d’énergie solaire disponible. A eux de choisir s’ils préfèrent lancer la climatisation ou le lave-linge, gratuitement, entre midi et deux, ou plutôt la nuit, en payant EDF… Car l’immeuble reste raccordé au réseau, sur lequel il a la possibilité d’injecter, et donc de revendre, son surplus de production. Pas de gâchis donc, si tout le monde est en week-end pendant que le soleil brille.

Toute la beauté du dispositif, associé à une rénovation énergétique conséquente du bâtiment (doubles vitrages, isolation à la ouate de cellulose et au Fermacell, éclairages LED, pompes à chaleur réversibles Air/air…) est dans ce pilotage intelligent, qui permet d’éviter le stockage, onéreux, et rapproche physiquement la production des besoins : l’énergie est consommée là où elle est produite. Si pour la propriétaire l’intérêt est principalement la valorisation de son bien (l’installation sera amortie en 15 ans), pour les locataires le bénéfice est immédiat : une baisse de 50% sur leur facture d’énergie, voir de 60% ou plus en fonction de leur gestion de leur consommation. Car ce démonstrateur a aussi des vertus pédagogiques !

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Cette réalisation devrait être rapidement suivie par d’autres : une copropriété en région parisienne, un hôtel de ville en Bretagne ont déjà manifesté leur intérêt pour l’autoconsommation solaire
Et vous, c’est pour quand ?
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