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L’archipel des Comores est déchiré par des crises à la fois politiques, économiques et énergétiques. Son salut pourrait venir de son volcan.

Culminant à 2 360 mètres, le Karthala domine l’île de la Grande Comore dont il occupe les deux tiers de la surface. Très actif — sa dernière éruption remonte à 2007 — il vient de faire l’objet d’un accord entre l’Etat Comorien et la Nouvelle Zélande pour son exploitation géothermique. « On prévoit de commencer avec une puissance de 10 MW, avec un raccordement au réseau de l’île de Ngazidja. Le processus prendra entre 4 à 5 ans», a annoncé Naoildine Houmadi, le chef du Bureau Géologique des Comores.

Trois forages exploratoires à 2 km de profondeur sont d’ores et déjà prévus, à plus de 2.000 m d’altitude. Les espoirs sont grands et l’enjeu de taille : aujourd’hui la totalité de l’électricité comorienne est produite en brûlant du pétrole ! Le petit Etat insulaire explore aussi d’autres voies et se tourne aussi vers le soleil, en partenariat avec la Chine: « Actuellement, il y a une mission d’experts chinois venue prospecter. D’ici 5 à 6 mois, nous aurons une centrale d’1 MW», indique Abdou Nassur Madi, Ministre de la Production, de l’Environnement, de l’Energie, de l’Industrie et de l’Artisanat des Comores.

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