Papeterie Saint Michel

Après son rachat de la papeterie St Michel, à côté d’Angoulême, le groupe Thiollet a décidé d’investir dans les énergies renouvelables : biomasse et hydroélectricité devraient couvrir les besoins en vapeur et en électricité du site industriel.


La papeterie St Michel Groupe Thiollet se lance dans les énergies vertes

« Les chiffres parlent d’eux-même, explique Maxime Thiollet PDG du groupe familial qui a repris, en 2011, la papeterie St Michel en liquidation judiciaire. Notre facture d’énergie s’élève à 6 millions d’euros par an. Nous consommons 138 000 GW/an en gaz et 32 000 MWh/an en électricité ! ». Dès sa reprise du site de fabrication de papier, Maxime Thiollet a fait procéder à un audit énergétique. « Je suis moi-même, à titre personnel, assez orienté vers les énergies renouvelables. Mais la baisse des prix du gaz, le prix du mégawatt a été divisé par deux en deux ans, ne nous aide pas à convaincre les investisseurs… », poursuit le directeur.

Biomasse St MICHEL

Il a sous le coude deux projets de cogénération biomasse, l’un, avec une turbine à contrepression qui pourrait couvrir 90% de ses besoins en vapeur, l’autre avec une chaudière à condensation qui limiterait cette couverture à 60%. Le choix dépendra du retour sur investissement. « Le projet est porté financièrement par des investisseurs extérieurs. L’électricité produite par la cogénération est revendue à EDF. Je m’engage simplement à acheter la vapeur et à installer la centrale biomasse sur mon site», souligne Maxime Thiollet.

SAINT MICHEL HYDRO

Soucieux d’optimisation, l’industriel travaille aussi sur la maîtrise des consommations. Pragmatique, il compte aussi remettre en état l’ancienne centrale hydro-électrique du site : « On peut facilement la refaire tourner, en changeant tous les périphériques électriques et électroniques. Ce n’est pas un investissement lourd et ce serait bête de ne pas utiliser un moyen de production d’énergie renouvelable que l’on a sous la main ».

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