Serres Mitton

Entre Paris et Compiègne, les serres Mitton acclimatent des bonsaïs venus d’Asie et fournissent notamment les jardineries Truffaut. Pour couver leurs arbustes parfois centenaires Guy Vanlerberghe et son fils Arnaud ont opté pour la géothermie.

« Le calcul est vite fait, explique Guy Vanlerberghe. Nous dépensions 130 000 € par an en gaz pour chauffer nos serres. Aujourd’hui ce coût est ramené à une facture d’électricité de 40 000€/an, quand les hivers sont rudes. »

Forage Mitton

Pour chauffer 6000 m2 sur ses 7500 m2 de serres, l’agriculteur a fait réaliser deux forages géothermiques, à 50 m de profondeur, dans l’aquifère de la craie, où il récupère, via un échangeur, les calories d’une eau à 12° C.

Pompes à chaleur Serres Mitton

Des pompes à chaleur assurent le complément calorique pour alimenter un circuit de chauffage basse température et un ballon d’eau chaude. « A la manière d’un plancher chauffant, des canalisations circulent sous les tables de culture pour garder les pots à 25°C dans une atmosphère à 14-15°C », détaille Guy Vanlerberghe : les bonsaïs ont les racines au chaud !

Serres Mitton 2

Le ballon de 4 m3 sert à préchauffer à 20°C l’eau d’arrosage des bonsaïs. Toute l’installation a été amortie en 3 ans. « Quand on a commencé à voir s’enflammer les cours du pétrole et du gaz, on a foncé, sans attendre de subvention », se souvient l’horticulteur.

Bonsais 3

Opérationnelle depuis 2008, son système a largement fait ses preuves : « on chauffe du 1er novembre à mi-avril : l’année dernière, grâce à un hiver très doux, notre facture de chauffage a encore baissé de 10 000 € ». Une économie qui permet de maintenir bas le prix des arbres miniatures, dont les variétés les plus anciennes peuvent atteindre les 1000 €.

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