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Le Salon International de l’Agriculture dont la 53ème édition ouvre ses portes ce 27 février 2016 place bien évidemment l’alimentation à l’honneur. Toutes les filières agricoles y sont représentées, déterminées à démontrer que production et protection de l’environnement peuvent aller de pair. Et que l’agriculture est porteuse de solutions pour le climat et contre les émissions de gaz à effet de serre.

Brebis solaires

Nous avons déjà parlé ici, à l’occasion de la COP21, du rôle joué par l’agriculture dans la séquestration du CO2. Le SIA2016 nous donne l’occasion de faire un petit point sur la production d’énergies renouvelables par le monde agricole.

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Largement à l’honneur au SIA2016, les biocarburants. Non seulement ils ne rentrent pas en concurrence avec l’alimentation, mais ils protègent la production agricole.
Les mêmes graines de colza qui servent à produire le biodiesel Diester, sont en fait également destinées, sous forme de tourteaux riches en protéines, à l’alimentation animale. Dynamisé par le biocarburant qui est le principal débouché de l’huile, le colza a vu sa production se multiplier par 4 en 30 ans. Notons que cette culture permet donc de limiter les importations de carburant fossile, mais aussi de réduire celles de soja pour nourrir le bétail.
Le Diester accueille les visiteurs du salon sur son propre stand pour leur faire découvrir les intérêts de ce carburant pour nos campagnes, pour l’emploi, pour l’environnement et pour l’indépendance énergétique française.

SIA 2015 - AP FOUCHA et LORAN DHERINES 2

Voisin de stand du Diester incorporé au gazole, la filière Bioéthanol présentera elle aussi son carburant incorporé à l’essence et issu largement du sucre des betteraves. L’occasion de se mener à une véritable Odyssée végétale – nom du stand collectif qui réunit toutes des grandes cultures dans le hall 2.2 – pour découvrir comment la graine de colza, l’amidon des céréales et le sucre des betteraves peuvent se substituer aux carburants fossiles.

VIGNES

De nombreuses exploitations se tournent vers le soleil, pour produire de l’électricité en utilisant les toitures de leurs bâtiments, à l’instar d’Euralis. Mais certains font d’une pierre deux coups en utilisant aussi les panneaux pour protéger leurs cultures et augmenter leurs rendements, tels le domaine viticole de Nidolères.
Enfin, des panneaux solaires hybrides, comme ceux de Cogen’air permettent de générer des flux d’air chaud pour le séchage des récoltes.

LARRERE1

En plein essor, la méthanisation permet aux producteurs de transformer leurs déchets en énergie. Biogasyl et Terrial fabriquent du biogaz à partir des lisiers des canards et des poules. Dans le Tarn, les frères Boyer transforment en électricité le jus des melons, des prunes ou des cerises, tandis que dans les Landes, ce sont des carottes et des poireaux qui alimentent le biométhaniseur du groupe Larrère. En Haute Savoie, Danone méthanise les effluents d’élevages et les déchets alimentaires de la restauration collective pour protéger la nappe de l’eau d’Evian… Bel exemple de protection de l’environnement associée à la production d’énergie.

Rendez-vous Porte de Versailles !

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