Solutions COP21

L’agriculture est souvent pointée du doigt pour ses émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, elle fait davantage partie des solutions que du problème.

Bien sûr les engrais, les traitements phytosanitaires, les effluents d’élevages ont des impacts environnementaux. Mais les agriculteurs qui sont les premiers exposés aux aléas climatiques et qui dépendent, pour vivre, du bon état de l’écosystème, s’attachent désormais à doser au plus juste leurs intrants et à limiter au maximum leurs impacts sur le milieu. Mais surtout, leurs cultures permettent de stocker le carbone, comme l’ont expliqué, lors d’une conférence au Grand Palais, des agriculteurs et des experts répondant à l’invitation d’Avril dans le cadre de Solutions COP21.

Pompes CO2

Grâce à la photosynthèse qui permet aux végétaux de transformer le CO2 atmosphérique en carbone organique et en oxygène, les grandes cultures captent ainsi environ 290 millions de tonnes équivalent CO2 par an. Soit plus de la moitié des émissions totale du pays, alors même qu’il est couramment estimé que la part des ces émissions imputables aux activités agricoles est d’un peu moins de 20%.

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La contribution de l’agriculture à la lutte contre le réchauffement climatique passe aussi par les oléoprotéagineux : ces plantes dont l’huile peut être utilisée pour produire un biodiesel qui se substitue aux carburants fossiles (ce qui représente une baisse de 40 à 60% des émissions gaz à effet de serre) tandis que les protéines, consommées localement pour l’alimentation animale, évitent l’importation de tourteaux de soja et les émissions de carbone associées, comme en a témoigné Sebastien Windsor, agriculteur en Seine Maritime : «Une tonne de colza, représente 400 litres d’huiles et 600 kilos de tourteaux pour l’alimentation animale. Avec cette culture qui s’intègre parfaitement dans mon système de rotation, je peux nourrir mes bêtes et participer à la production d’un biocarburant français qui bénéficie à toute la planète ».

Pingouin

« Aujourd’hui, indique Carlo Hamelinck, consultant du bureau d’étude hollandais Ecofys, le biodiesel français a pratiquement atteint le cap des 50% de réduction de gaz à effet de serre par rapport au gazole d’origine fossile, fixé pour 2018 ». Pourtant les agriculteurs, et les industriels restent mobilisés pour le climat. Ensemble, réunis au sein de la démarche de progrès Colza Diester, ils continuent inlassablement à réduire leurs émissions.

Outre les 10 000 agriculteurs mobilises par cette démarche d’efficience énergétique et environnementale, le groupe Avril investit massivement pour moderniser ses outils de transformation : à ce jour 42% de l’énergie utilisée pour produire le biodiesel est issue de sources renouvelables», explique Kristell Guizouarn, directrice du développement durable du groupe Avril.

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