Biomass plant BURGOS

A Burgos, en Espagne, le géant des cosmétiques a inauguré une centrale biomasse trigénération qui produit froid, électricité et chaleur à partir de déchets de bois. Et parce qu’elle le vaut bien, la multinationale y a aussi associé des panneaux photovoltaïques.

Spécialisée dans la production de produits capillaires professionnels, l’usine de Burgos est désormais aussi une unité de production d’énergie renouvelable qui produit en même temps de la chaleur (vapeur, eau chaude à 90ºC), du froid (eau froide à 6ºC) et de l’électricité (turbine et 3 500 m2 de panneaux solaires photovoltaïques représentant une puissance installée de 5 700 MWh). La centrale biomasse, alimentée annuellement par 12 000 tonnes de déchets de bois des forêts et scieries voisines de Castille et Léon, génère 20 000 MWh thermiques par an, de quoi couvrir 100% des besoins de l’usine et même, à hauteur de 30% de l’énergie produite, alimenter les sociétés voisines !

L'OREAL

Depuis plusieurs années déjà, le groupe L’Oréal s’engage dans la réduction de ses émissions de gaz à effet de serre. En optant, par exemple, pour la biométhanisation pour son site de Libramont en Belgique ou en travaillant sur les économies d’énergie le groupe a réduit de 50% ses émissions de C02 entre 2005 et 2014 et vise les 60% d’ici 2020. A ce jour, outre les usines d’Espagne et de Belgique, celles de Rambouillet en France, Settimo en Italie et Yichang en Chine ainsi que trois centres de distribution en Australie, au Mexique et aux États-Unis affichent d’ores et déjà un bilan carbone neutre.

AGON

«Il est tout a fait imaginable que l’ensemble de nos sites de productions deviennent « carbone neutral » à moyen terme. Les technologies pour y parvenir existent », nous déclare Fréderic Heinrich, directeur Europe des opérations de la division produits grand public de L’Oréal.
Lors du Business and Climate Summit qui s’est tenu en mai à l’UNESCO en préambule de la COP21, Jean-Paul Agon, le président directeur général de L’Oréal a réaffirmé qu’on pouvait allier performance et responsabilité, réduire son empreinte carbone tout en augmentant sa production. Le monde industriel de demain devra être énergétiquement sobre et afficher un bilan carbone neutre.

«Nous souhaitons que la COP21 débouche sur un accord contraignant qui limite le réchauffement climatique à 2°C», poursuit Frédéric Heinrich. « Tout le monde doit s’engager, des Etats aux individus. Au-delà du cadre de l’entreprise, il s’agit d’abord d’une responsabilité citoyenne ».
Nous le voulons bien !

Photos : © L’Oréal et © Unesco.

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