Biogasyl vue

Depuis 2008, le site vendéen de Biogasyl transforme les effluents d’abattoirs de canard gras en électricité et en chaleur.
A l’origine de cette unité de méthanisation, Gabriel Bonnin, un entrepreneur, préoccupé par les déchets issus de la filière du foie gras en Vendée. « La terre ne peut pas avaler n’importe quoi. Avec le trop plein d’effluents de nos éleveurs, de nos usines agroalimentaires et de nos habitations, il fallait trouver encore une solution vers le haut. Maintenant, je suis devenu en quelque sorte ingénieur effluent », raconte-t-il à Ouest-France.

Schema Biogasyl 2

Le pionnier français de la méthanisation a cédé Biogasyl en 2011. Il a choisi de transmettre cet outil à Saria Industries (à hauteur de 51%) et à Bionerval, son activité de collecte et traitement de biodéchets, associé à un groupement d’acteurs du monde agricole et du déchet : Terrena (12%), Sofiprotéol (12%), SITA Ouest (10%) et Cavac (5%). Euralis, l’actionnaire histoirique conserve 10% du capital. Par ailleurs, chaque actionnaire a vocation à être apporteur de matières organiques à l’unité de traitement.

Aujourd’hui Biogasyl, qui a une capacité de traitement de 25 000 tonnes par an de déchets organiques issus des industries agroalimentaires produit près de 5 800 MW électriques par an à partir du biogaz, auxquels s’ajoutent, sous forme d’eau chaude, 4 500 MW thermiques.

L’électricité est revendue à EDF, l’eau chaude utilisée par l’abattoir voisin d’Euralis et le digestat épandu comme fertilisants agricoles sur des terres proches de Biogasyl. Enfin, cerise sur le gateau, Biogasyl produit aussi de l’électricité photovoltaïque à partir de panneaux solaires installées sur son site !

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