Sea Orbiter

Connaissez-vous le SeaOrbiter ?
L’architecte et océanographe Jacques Rougerie a imaginé ce navire-station océanique pour explorer les fonds sous-marins. Cet amoureux de la mer cherche depuis longtemps à conquérir l’océan. Une conquête douce visant à mieux connaître la faune et la flore des fonds marins pour en assurer la sauvegarde. L’architecte de la mer ne se contente pas de rêver à des cités sous-marines, il réalise aussi des vaisseaux et des bâtiments : l’Aquaspace, un trimaran de 20 mètres, le Pavillon de la Mer à Kobe au Japon, le Musée d’Archéologie sous la mer de la baie d’Alexandrie en Egypte, le Centre de la Mer de Kochi en Inde, l’Océanopolis de Brest, Nausicaa à Boulogne sur mer, l’Aquarium Abyssal de la Cité de la Mer à Cherbourg…

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La Cité de la mer expose, dans sa Grande Galerie des Engins et des Hommes, une maquette de 4 mètres du SeaOrbiter, le dernier projet de Jacques Rougerie.

Construit en aluminium recyclable, cet engin pourra accueillir jusqu’à 22 membres d’équipage et mesurera 58 m de haut : 27 m au dessus de la mer, 31 m immergés. Les espaces accueilleront une base sous-marine, un simulateur spatial, un habitat sous-marin, un laboratoire, une salle de communication… Le SeaOrbiter ne fonctionnera qu’à l’aide d’énergies renouvelables. Sur la partie supérieure, une peau photovoltaïque de 350 m2, et deux éoliennes verticales fixées en haut du vaisseau contribueront à son autonomie énergétique, tandis que sous l’eau des hydroliennes horizontales convertiront la houle en courant électrique. « SeaOrbiter sera le sas entre notre monde terrestre et le monde marin« , explique Jacques Rougerie.

Le projet a déjà levé 344 100 € de fonds sur KissKissBankBank, mais il faut réunir 35 millions d’euros pour sa réalisation. Bien que le SeaOrbiter ait fédéré de multiples partenaires plus prestigieux les uns que les autres (le CNRS, l’Ifremer, DCNS, la principauté de Monaco, la NASA, l’ESA, Rolex…) et malgré les soutiens de ces institutions, industriels et sponsors, son budget n’est pas encore bouclé. Une fois réglées les questions de gros sous (ce que nous souhaitons de tout cœur), quinze à dix-huit mois de fabrication seront nécessaires avant la mise à l’eau. Une immersion qui prépare le monde de demain.

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