Eolienne flottante WinFlo © Winflo

Eolienne flottante © WinFlo

Et si l’éolien en mer naviguait sur les flots ? Le point sur une révolution technologique dont nous vous avions annoncé les prémisses.

En février dernier, la société Nass & Wind basée à Lorient et à l’origine du projet Winflo annonçait le report de la construction de son prototype. La raison avancée ? La montée en puissance dans le monde de ce type de technologie. Le prototype d’éolienne flottante Winflo, avec sa turbine de 1 MW, est obsolète avant d’avoir vu le jour. La concurrence annonce déjà des machines d’une taille et d’une puissance bien plus conséquentes. Les Français sont donc contraints par le marché à repenser leur stratégie et afficher plus d’ambitions.

Eolienne Hywind © Trude Refsahl / Statoil

Eolienne Hywind © Trude Refsahl / Statoil

Le norvégien Statoil qui bénéficie déjà du recul de deux années de tests en mer avec une éolienne de 2,3 MW va installer un parc de cinq machines en Ecosse.
Aux Etats-Unis, PrinciplePower Inc. propose des plateformes flottantes pour des éoliennes de 3 à 10 MW. Un modèle a déjà été installé au Portugal, avec une éolienne Vestas de 2 MW.
Enfin au Japon le symbole est fort : c’est au large de Fukushima que s’est ancré une éolienne flottante en novembre dernier. La première d’une ferme qui devrait en compter 140 pour une puissance (1 GW) équivalente à celle d’un réacteur nucléaire !

Ferme de Wind Float © PrinciplePower

Ferme de Wind Float © PrinciplePower

Cette technologie, qui permet d’installer des éoliennes au-dessus de hauts fonds, en réduisant fortement les coûts d’ancrage et les impacts environnementaux va certainement se développer dans les années à venir, y compris dans nos eaux.

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