MGraetzel
Le Professeur Michael Graetzel, dernier lauréat du prix Marcel Benoist, l’équivalent suisse du prix Nobel, révolutionne l’univers du photovoltaïque.

En s’inspirant de la photosynthèse il a mis au point des cellules solaires à pigment, d’une échelle de l’ordre du nanomètre et capables de rivaliser en production avec les systèmes conventionnels.
L’invention remarquable de ce professeur de chimie physique de l’école polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) va bientôt être offerte à la vue de tous.

Façade Graetzel

En effet, le tout nouveau centre de congrès de l’EPFL, le Swiss Tech Convention Center, qui va être inauguré officiellement le 3 avril 2014 (journées portes ouvertes les 5 et 6 avril), s’orne d’une façade colorée de 300 m2 constituée de 1 400 modules solaires de 35 cm par 50 cm, qui intègrent les fameuses cellules à pigment photosensible du Professeur Graetzel.
Ce vitrage solaire, rouge et orangé, a une production de l’ordre de 8000 kWh par année mais a aussi l’avantage de protéger le bâtiment de l’ensoleillement direct, réduisant ainsi le recours à une énergie de refroidissement. Enfin cette façade est aussi une formidable vitrine pour une technologie mise au point au sein même de l’EPFL.
Modules_©AlainHerzogEPFL[1]
«Ce que nous réalisons sur ce Centre de congrès est un démonstrateur technologique, une vitrine destinée à attirer l’attention sur un procédé phare inventé dans notre Ecole, à le tester en vraie grandeur et à démontrer son important potentiel architectural», souligne Francis-Luc Perret, Vice-Président pour la planification et la logistique de l’EPFL.

Graetzel

Les cellules solaires à pigment ne se contentent pas de produire de l’électricité. Les travaux du professeur Graetzel visent maintenant la production d’hydrogène à partir de ces mêmes cellules ou encore le stockage de l’électricité
Notre avenir énergétique passe peut-être par la photosynthèse de synthèse !

Crédits photos : © Alain Herzog / EPFL

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