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Depuis novembre dernier, Lons-le-Saunier se chauffe en partie grâce à des calories récupérées lors de l’incinération des déchets.

Le réseau de chaleur alimente notamment les thermes Lédonia.
« Nous sommes de gros consommateurs d’énergie, explique Laura Landry, la responsable d’exploitation. Nous captons l’eau thermale à 16° mais nos piscines et nos bains ont une température de 32°. Enfin l’air ambiant des locaux destinés aux curistes avoisine les 35° ! ».

La puissance souscrite par l’établissement est de 1MW et la consommation annuelle est estimée à 2000 MWh détaille-t-on chez Soccram, l’entité de Cofély Réseaux chargé de concevoir, réaliser et exploiter des réseaux de chaleur dans le cadre d’une délégation de service public.

Désormais les thermes profitent d’une énergie verte à 95%, puisqu’elle est issue à 80% de vapeur provenant de la valorisation énergétique des déchets, à 15% de la biomasse (du bois provenant des forêts alentours) et pour 5% du gaz naturel.

Un progrès conséquent par rapport à l’ancienne chaufferie au fioul, qui bénéficie bien sûr aux abonnés, dont la facture devrait baisser, mais aussi à la filière bois comtoise. Et bien entendu à la planète dans son ensemble puisque ce changement de pratique permet d’éviter chaque année le rejet de 6 300 tonnes de Co2 dans l’atmosphère.

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Les thermes Ledonia, fondés à la fin du XIXème siècle pour profiter des bienfaits des sources d’eaux salées auxquelles la ville doit son nom (Lons-le-Saunier dérive de Ledo salinarius, « ville du sel » en latin) connaissent ainsi une cure de jouvence. Et entrent dans le XXIème siècle, celui des énergies renouvelables.
Dès le 14 avril 2014, à l’ouverture des cures, les amateurs de thermalisme pourront conjuguer, dans un cadre exceptionnel, bien-être et écologie, santé et durabilité.

Crédit Photos : Thermes Lédonia

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