VLH position haute

La turbine VLH combine performance et respect de l’environnement. En se contentant de faibles chutes elle limite les impacts sur le milieux et n’entrave pas la circulation des poissons.

Conçue par la société française MJ2 Technologies, installée à La Cavalerie, près de Millau, les turbines VLH (Very Low Head) sont particulièrement adaptées pour les sites où le relief est peu important.
Le système est constitué d’un bloc autoportant, immergé et relevable, qui intègre l’ensemble des fonctions d’une installation classique : turbine Kaplan, alternateur, dispositif de régulation du débit, système de mise hors d’eau du groupe…
Montodine

« Nos clients vont du simple particulier désirant devenir un producteur d’énergie aux grands groupes comme Suez ou EDF. Nos machines industrielles ne sont pas conçues pour l’autoconsommation mais bien pour la revente au réseau. La plus petite fait 15 tonnes, avec une roue de 3,15 mètres de diamètre et une puissance de 100 kW » détaille Marc Leclerc, président de MJ2 Technologies, qui précise par ailleurs que « le budget minimal pour une installation VLH complète se situe aux environs de 350 000 € pour les plus petites et peut aller jusqu’à plus de 800 000 € pour les plus grosses et les plus puissantes ».

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Ces turbines hydroélectriques s’installent très rapidement et facilement. Elles nécessitent beaucoup moins de génie civil que les installations traditionnelles, et jusqu’à 50 à 70% de volume de béton en moins ! Enfin, elles s’adaptent facilement aux ouvrages existants, dont elles améliorent le rendement.

Mais leur atour majeur est leur absence d’impact sur les poissons, dont elles n’entravent pas la migration.
TRUITE VLH
Des études menées en collaboration avec l’ONEMA sur différents sites ont conclu à l’absence de mortalité piscicole engendrée par ces turbines. Leur diamètre important, la faible vitesse de rotation de la roue (moins de 40 tours/minute) permettent à l’ensemble des espèces de poisson de les traverser sans encombre. Un avantage qui ne concerne pas simplement les anguilles, les truites ou les saumons. « En France, les gouvernements successifs, au nom de la libre circulation des poissons, sont en train de détruire le patrimoine hydroélectrique et suppriment les barrages les uns après les autres » déplore Marc Leclerc. « Or hydroélectricité et migration des poissons ne sont pas incompatibles. De nombreuses solutions existent. Des passes-à-poissons bien-sûr, mais aussi des turbines comme la nôtre, dont l’innocuité est démontrée ».

Avec sa technologie innovante, l’entreprise aveyronnaise se tourne vers l’international. Elle a déjà mis en service près de 40 machines dans 3 pays et affiche une soixantaine de commandes. « C’est dommage que nous progressions plus à l’export que chez nous où l’hydroélectricité est la première des énergies renouvelables » relève Marc Leclerc. « L’absence de visibilité sur les tarifs de l’énergie et l’avalanche de règles administratives menacent sérieusement la filière en France » poursuit-il.
C’est d’autant plus regrettable que cette technologie fait, plus que jamais, de l’hydroélectricité une énergie propre, à la fois durable et renouvelable.

Une petite vidéo pour aller plus loin :

Crédits photos : MJ2 Technologies S.A.S.

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