Saumons
Trame Verte et bleue et hydroélectricité

Développer les énergies renouvelables en général et l’hydro-électricité en particulier c’est formidable. Mais laisser les poissons circuler librement c’est impératif.
Alors comment concilier continuité écologique des cours d’eau et barrages hydroélectriques ? Alors même que la Trame verte et bleue se déploie sur notre territoire, traçant des corridors pour la biodiversité et prévoyant la suppression de nombreux barrages, notre gouvernement réaffirme la nécessité de continuer à soutenir la filière hydroélectrique (première source d’électricité renouvelable en France) et d’aider les petits producteurs.
Est-ce incompatible ?
Pas tout à fait. Car des aménagements permettent de laisser passer les poissons et les sédiments tout en transformant le courant des rivières en courant électrique. De nombreux poissons sont migrateurs, certains remontent les rivières ou les redescendent jusqu’à la mer : comme le saumon, la truite, la lamproie, l’alose ou l’anguille… La survie de leur espèce dans nos eaux dépend largement du succès de leurs migrations. Ainsi, il faut aménager les obstacles pour qu’ils ne soient plus infranchissables. De nombreuses options sont possibles : ascenseurs, escaliers, rampes…

A Rochemaure, sur le Rhône, la centrale hydroélectrique a aménagé deux passes à poissons, une pour la montée, une pour la descente. A Saint-Cricq, sur le Gave dans la vallée d’Ossau (64), EDF a réalisé un pisciduc : un véritable toboggan de plus de 900 mètres de long et de 60 mètres de dénivelés à l’intention des saumons atlantiques ! A Tuilières, sur la Dordogne, c’est à un ascenseur qu’ont droit les migrateurs, pour la grande joie des visiteurs qui peuvent les admirer derrière une vitre ! Enfin à Poutès, sur l’Allier, il a été décidé de baisser la hauteur du barrage et de le doter d’un seuil amovible.

Pour tout savoir sur les passes à poissons, consultez le guide des Voies Navigables de France.

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