On compte en France 2500 centrales hydroélectriques. Pour accompagner les producteurs de cette énergie propre mais aussi conseiller les porteurs de projet, le syndicat France Hydroélectricité réalise un travail de fond. Jean-Marc Lévy, délégué général, revient sur ses missions.

FLPA : Quelle est l’histoire de France Hydroélectricité ?

Jean-Marc Levy : Le syndicat est né en 2007 de la fusion de deux entités : Ecowatt et le GPAE (Groupement des Producteurs Autonomes d’Energie). France Hydro-électricité représente à ce jour 500 centrales et près de 60 professionnels. Nous comptons parmi nos adhérents des acteurs importants de la filière, comme la Compagnie Nationale du Rhône, mais la majeure partie des adhérents possèdent des petites centrales, avec une production inférieure à 500 kW. Nous disposons d’un maillage très important, au niveau national, régional et local. Notre ligne de conduite pourrait se résumer avec cette devise « faire plus, faire mieux, faire ensemble » !

FLPA : De quelle manière pouvez-vous aider ces petits producteurs et les particuliers porteurs d’un projet d’acquisition ?

J.-M.L : Notre mission est de maintenir la petite hydroélectricité et donc de défendre les intérêts des adhérents. Nous avons plusieurs outils d’information : une lettre mensuelle, un site internet, des guides pratiques. Nous avons réalisé un guide intitulé « Vers la centrale du XXIe siècle », qui est téléchargeable gratuitement sur notre site.
Nous accompagnons également les adhérents auprès des différents acteurs de la filière : élus, associations, médias, etc. Il y a un travail de pédagogie à réaliser car certaines décisions administratives ne sont pas toujours bien comprises. Il y a un grand écart entre la politique nationale et le terrain. Nous intervenons aussi directement dans les négociations, avec la Direction de l’Energie.

FLPA : Fin 2012, le contrat établissant l’obligation d’achat par EDF de l’électricité produite s’interrompt. Que pouvez-vous conseiller aux propriétaires de petites centrales ?

J.M.-L. : Cette année 2012 est charnière. Il est possible d’obtenir un nouveau contrat d’obligation d’achat de 20 ans, à la condition de rénover sa centrale à hauteur de 1100 € / kW. Il s’agit d’un contrat appelé OA H07. Le syndicat encourage les propriétaires de petites centrales, (inférieures à 400 kW) sur cette voie : le tarif reste excellent, cela donne un bon taux de rentabilité et permet de perfectionner son ouvrage, ce qui est intéressant sur la durée.

Il y a aussi le contrat « Loi NOME », qui offre la possibilité de renouveler le contrat 97 pour 15 ans, sous condition d’investissement. Il est actuellement négocié pour fixer la hauteur de l’investissement.
Enfin, il sera possible de vendre l’électricité à un acteur de marché, mais cette solution s’adapte peu à la petite hydroélectricité.

FLPA : Les 5e Rencontres de Grenoble ont lieu le 3 et 4 avril prochain. C’est un rendez-vous clé de la filière, quelles informations pourront trouver les visiteurs ?

J.M.-L. : Tous les producteurs, les acheteurs, les professionnels de la filière hydroélectrique seront présents. Nous négocions actuellement, afin que toutes les conditions de tarifs soient fixées à cette date, pour que les producteurs puissent choisir en toute connaissance de cause leur contrat, parmi les solutions que j’ai évoquées. Ces rencontres donneront aussi des informations et contacts pour rénover ou optimiser sa centrale, préparer un achat. L’hydroélectricité est l’une des plus belles énergies renouvelables, l’une des plus compétitives aussi : il est important de la développer.

Pour aller plus loin : http://www.france-hydro-electricite.fr

Crédit photo – Jean-Marc Levy

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