Les petites centrales assurent 10% de la production hydroélectrique en France. Un chiffre non négligeable ! Pour autant, ces installations nécessitent un entretien régulier afin de rester performantes. A Sireuil en Charente, Gérard Melly a ainsi mis au point une machine permettant de débarrasser les turbines de sa centrale des monceaux de déchets charriés par l’eau.

La petite centrale de Sireuil affiche un long passé. Construite en 1860 à l’emplacement d’un ancien moulin à grain datant du XVIe siècle, elle a connu plusieurs propriétaires mais peu de travaux de rénovation. Pour preuve, la dernière remonte à 1926 ! En 2008, Gérard Melly acquiert cette centrale alimentée par les eaux de la Charente. Mais bien vite, il mesure la masse d’algues, branchages et bouteilles venant quotidiennement s’accumuler et bloquer les turbines. Les jours d’été, pas moins de 10 mètres cubes doivent être retirés à l’aide d’un râteau. L’idée d’une machine assurant ce travail fastidieux fait alors son chemin.

Depuis cet été, la petite centrale de Sireuil est équipée d’une rampe dentelée commandée à distance par deux bras télescopique. Les trois turbines sont désormais libérées des végétaux importuns, qui sont déversés sur un tapis épandeur puis stockés avant d’être transformés en compost. Cette matière utile est ensuite redistribuée gratuitement aux habitants de Sireuil en ayant l’usage. Une opération d’autant plus intelligente qu’elle permet à la centrale de fonctionner plus efficacement et à son propriétaire de travailler dans de meilleures conditions. Car l’électricité produite à Sireuil est vendue à EDF, à hauteur de 8,50 centimes en hiver et 3,50 centimes en été.

Un emploi assuré dans de meilleures conditions, une énergie renouvelable préservée et une valorisation des déchets : difficile de concevoir une rénovation mieux pensée !

Crédit photo – La Charente Libre

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