Fonctionnement des chaudières au bois de surplus.

Depuis 2001, Lorient montre l’exemple des énergies renouvelables. Son Grand Théâtre mais aussi la piscine, la mairie et une tribune du stade du Moustoir sont chauffés grâce à des chaudières à bois.

Un choix important qui prouve l’efficacité de la biomasse comme alternative aux énergies fossiles. Mais la ville souhaite aller plus loin encore puisqu’elle entend alimenter ses chaudières sans abattre un seul arbre ! Pour assurer le volume de 1200 tonnes de plaquettes de bois nécessaires, une idée futée a été adoptée : valoriser le bois de rebuts, issu des élagages, de l’entretien de talus ou de l’éclaircissage des forêts. Une fois passé au broyeur, ce bois est transformé en plaquettes de chauffage.

Les professionnels des chantiers situés dans des collectivités territoriales voisines sont en relation avec la Ville de Lorient, pour lui confier leur bois. Mais l’association Koad énergie verte a aussi loué une parcelle de terrain où les particuliers peuvent se débarrasser gratuitement de leur bois de surplus. En trois mois, elle vient d’en collecter 40 tonnes ! Une belle réussite qui fait espérer le développement de la filière bois et la création de deux emplois au sein de l’association.

De son côté, la municipalité de Lorient est également en contact avec les agriculteurs. En leur rachetant le bois d’entretien des talus, elle les débarrasse, leur assure un complément de revenus et alimente ses chaudières sans toucher à un arbre ! Ainsi, 70% du bois de chauffage employé provient de l’élagage.

Solidarité, inventivité et EnR : la recette lorientaise fait plaisir à voir ! Et tiendra chaud cet hiver, au théâtre comme au stade.

Crédit photo – robby_m

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