Faire des économies d’énergie, tout le monde est aujourd’hui impliqué, y compris les professions les plus proches de la nature, comme les horticulteurs. Et oui, faire pousser des fleurs implique une certaine consommation énergétique, notamment pour chauffer les serres. Et ça, le syndicat des horticulteurs du Var l’a bien compris en optant pour la géothermie.

Pour faire des économies sur leurs factures énergétique, qui, et ça n’est pas rien, représente en moyenne 25 % de leur chiffre d’affaire, les horticulteurs du Var ont décidé de se tourner vers la géothermie. Plus précisément, le syndicat souhaite équiper ses horticulteurs de pompes à chaleur (PAC) géothermiques, alimentées par le réseau d’eau contraint du Canal de Provence, pour chauffer leurs serres.

Une belle initiative qui permettrait à ces professionnels des belles plantes d’éviter le recours aux énergies fossiles telles que le gaz propane ou le fioul. Tout a commencé en 2008, avec un premier projet pilote à Pignans. Le volontaire, Marc Giovinazzo, profite depuis d’une PAC de 137,5 kW, qui chauffe quelques 5 760 m² de serres. Il a conservé sa vieille chaudière à gaz propane, mais devinez quoi, il ne s’en sert qu’en appoint, en période de pointe ! Le reste du temps, la géothermie se charge de tout.

Encouragé par une telle réussite, le syndicat a lancé en avril dernier son projet baptisé REREC (Récupération énergie sur réseau d’eau contraint). Objectif, équiper les serres horticoles varoises d’ici trois ans. L’étude de faisabilité prend fin courant juillet, puis suivra la mise en place d’un prototype avant de se lancer dans l’exploitation industrielle et l’information des horticulteurs.

À visiter :
Le syndicat des horticulteurs du Var

Photo : Kmeron

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