Couvrir 13 % des besoins mondiaux grâce à une EnR, vous imaginez ? Et bien ça n’est théoriquement plus un rêve ! Une équipe de recherche de l’université de Stansford menée par Yi Cui a en effet mis au point une batterie pas comme les autres, puisqu’elle fonctionne grâce à de l’eau douce et de l’eau salée.

Bon d’accord, produire de l’électricité en jouant sur la différence de salinité, ça ne date pas vraiment d’hier. Le but des recherches de Yi Cui, est de pouvoir exploiter ce potentiel énergétique encore peu utilisé. Pour cela, ils ont mis au point une batterie à mélange entropique. Je suis d’accord, son nom ne nous éclaire pas vraiment sur son fonctionnement…

Pour comprendre comment fonctionne cette pile, sans être trop technique je vous rassure, il faut savoir que l’eau douce et l’eau salée ont une tendance naturelle à se mélanger. Les ions présents dans l’eau salée passent dans l’eau douce afin d’avoir une concentration homogène dans tout le liquide. Tout cela grâce à l’énergie naturelle dite de mélange.

Mais la pile dans tout ça me direz-vous… En gros, les deux électrodes qui composent la pile sont trempées dans l’eau de mer. Les ions (le sel) passent alors dans les électrodes. On peut dès lors utiliser cette batterie. L’électricité est née ! Une fois la pile déchargée, on la trempe dans l’eau douce pour rincer les électrodes et ainsi retirer les ions. Le cycle peut recommencer.

Cette batterie, dont le rendement est estimé à 85 % au maximum, pourrait être utilisée par exemple dans une centrale estuarienne, là où l’eau douce du fleuve rencontre l’eau salée de la mer. Yi Cui estime qu’une utilisation à grande échelle pourrait couvrir 13 % des besoins mondiaux. Sa pile à eau a donc un bel avenir devant elle !

Photo : Олександр

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