Panneaux solaires, ruches, économiseurs d’eau, potagers partagés, digesteur à méthane, diminution des déchets… sont autant d’actions et de projets menés à la Cité internationale universitaire de Paris. Étudiants, résidents et salariés, tous s’engagent et participent à faire de ce lieu à part, un exemple de développement durable. Mai Nguyen, la responsable développement durable de la Cité, revient pour nous sur ses missions, ses projets, ses idées…

FLPA : Quelles sont les actions menées aujourd’hui à la Cité internationale universitaire de Paris en faveur du développement durable ?

MN : Nous travaillons sur plusieurs fronts à la Cité internationale. Tout d’abord, la lutte contre le changement climatique, avec des rénovations exemplaires, isolations, économiseurs d’eau, utilisation d’éco-matériaux, panneaux solaires… Notre second domaine d’action concerne le traitement des déchets, avec par exemple un compacteur de cannettes géré par une association qui valorise ces déchets. Elle reverse ensuite des fonds à une autre association formant des chiens guides d’aveugles. Nous souhaitons d’ailleurs augmenter le nombre de compacteurs pour participer plus à ce volet social. Au Resto U, la Cité travaille avec le REFEDD (Réseau Français des Étudiants pour le Développement durable, ndlr) pour sensibiliser salariés et clients sur le gaspillage. Enfin, le site arboré de la Cité nous permet d’aborder biodiversité. Aujourd’hui nous avons des ruches, une prairie, ainsi qu’un potager partagé et plein d’autres idées !

FLPA : Justement, quels sont les projets actuellement dans les cartons ?

MN : Dans le parc de 26 hectares, un arboretum et un sentier découverte vont être créés, car il y a plus de 2 200 arbres et 200 espèces différentes. Il y aura aussi une marre pédagogique et un potager partagé par maison, ainsi qu’un potager commun à la Cité. Dans chaque maison, il y aura bientôt un comptage et un suivi de la consommation de fluides. Ces indicateurs concrets nous permettrons de sensibiliser les résidents et de changer les habitudes. Pour ce qui est de la revalorisation des déchets, une petite déchetterie va être ouverte d’ici quelques jours. Elle servira à récupérer ou recycler, ce que les étudiants laissent en partant d’ici. L’année prochaine, je compte axer nos actions sur le volet santé et environnement. Et ce ne sont que quelques exemples !

FLPA : Parmi les actions et les projets de la Cité en matière de développement durable, y en a-t-il qui sont initiés par des étudiants ?

MN : Oui, les étudiants ont beaucoup d’idées, d’ailleurs, les potagers partagés ça vient des résidents ! Nous les encourageons, car nous voyons la Cité comme un laboratoire du développement durable. Par exemple, un étudiant expérimente actuellement un projet de biodigesteur qui récupère les déchets du Resto U pour l’alimenter en énergie. Nous travaillons aussi sur le sentier pédagogique avec un étudiant en design. Les résidents nous sollicitent aussi individuellement pour trouver des solutions concrètes au quotidien, comme l’ajout de conteneurs de tri.

FLPA : Quelle est votre recette pour faire entrer le développement durable à la Cité ?

MN : Axer sur la communication, la coopération et le renforcement du système démocratique de la Cité. Je travaille en lien étroit avec l’association Paricité (association des étudiants de la Cité internationale pour le développement durable, ndrl), avec laquelle je souhaite créer cette année un véritable binôme. D’autre part, j’ai créé trois groupes de travail avec des salariés volontaires. Actuellement, je les forme au développement durable, pour qu’à terme ils puissent travailler directement avec les étudiants. À la prochaine rentrée, j’irais avec Paricité faire le tour des 39 maisons pour me présenter, expliquer nos actions, sensibiliser… Il faut que tout le monde soit au courant et puisse participer.

À visiter :

www.ciup.fr

Posts similaires:

Be Sociable, Share!