Des panneaux photovoltaïques embarqués sur le toit

Alors que le soleil reprend timidement un peu de place dans nos pâles journées d’hiver, les écoliers vendéens carburent à l’astre : c’est un bus hybride, recouvert de panneaux photovoltaïques, qui les emmène à l’école depuis quelques jours.
En quelques années, les panneaux photovoltaïques ont su s’adapter à plusieurs supports, s’intégrer à toute surface plus ou moins plane de façon à recevoir correctement les rayons du soleil qui servent à produire de l’énergie. Ici, c’est le toit du bus qui a été recouvert de cellules. Pour autant le bus ne roule pas à la seule lumière du jour… L’énergie produite sert à remplacer le chauffage du bus, qui représentait quand même une consommation de 3 à 4,6 litres de diesel par heure sur ce type de véhicule. Des batteries stockent l’électricité produite et régulent sa distribution en fonction des besoins. Le système devrait permettre d’économiser 10 à 15 % de carburant, ce qui revient à éviter le rejet de 1,5 à 2 tonnes de CO2.

Le véhicule, présenté à Autocar Expo, a été développé par Fast Concept Car avec l’appui de la fondation Océan vital.
Le navigateur Raphaël Dinelli est directeur de la fondation. Il explique le défi qui a dû être relevé pour développer ce véhicule, premier du genre en France :

« Le toit d’un autocar n’a ni les caractéristiques ni la grandeur du toit d’une maison sur lequel on pose très facilement des panneaux photovoltaïques… Il a donc fallu s’adapter. En utilisant par exemple les cellules Sun Power dotées du plus haut rendement au monde. Et en créant au sein de la fondation, un système d’encapsulation dans des matériaux composites, qui nous permet d’obtenir une épaisseur de panneau extrêmement fine pour ne pas trop augmenter le poids du véhicule. Ce système autorise une souplesse pouvant atteindre des rayons de 100 mm afin de s’adapter à la surface courbe de l’autocar. Sachant qu’à l’inverse d’un toit classique, l’exposition aux rayons solaires d’un autocar n’est pas permanente, il nous a aussi fallu développer tout un programme pour résoudre le délicat problème de l’ombrage partiel… »

C’est dommage, allez-vous me dire, les bus scolaires ne roulent pas l’été, quand le soleil rayonne… Eh bien justement, même l’été, les bus solaires immobilisés pourront produire de l’énergie grâce à des aménagements spécifiques. Le courant alternatif produit pourra être revendu et réinjecté sur le réseau.

Ce premier autocar va passer une année de test, toutes les consommations seront scrupuleusement surveillées, et devrait officiellement intégrer la flotte scolaire vendéenne dans un an. À terme, le département envisage d’équiper tous les autres bus.

Pour aller plus loin :

la vidéo de l’actualité sur TV Vendée

– l’interview de Raphaël Dinelli dans la newsletter de Fast Concept Car

– un bus solaire aux États-Unis

Crédits photos : Conseil général de Vendée.

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