Le salon fait la part belle aux énergies renouvelables

Malgré la neige et le froid comment résister à l’appel de Pollutec ? D’autant que ce salon habituellement consacré aux traitements des pollutions et aux technologies de l’environnement ouvre largement ses portes aux énergies renouvelables, en vertu du principe selon lequel il vaut mieux prévenir que guérir.

Réservé aux professionnels, ce salon international draine les passionnés de pompes, de robinetteries et de compteurs, les spécialistes des canalisations et des réseaux ainsi que les experts du nettoyage et du recyclage. Les traitements de l’eau, de l’air, des déchets, des sites et des sols pollués ont aussi leurs aficionados tandis que la mobilité durable et la gestion des risques environnementaux se déploient sur des dizaines de stands…

Des commerciaux en costumes, des cadres en tailleurs s’extasient devant des poubelles, des bacs, des containers multicolores et toutes sortes de filtres et de machines. Une balayeuse électrique dispute la vedette à un camion-benne. Mais ne nous laissons pas distraire et revenons à nos énergies renouvelables.

Côté régions, tandis que la Haute-Normandie se présente comme la «première région énergétique française pour l’emploi et la production de richesse » et met en avant sa plateforme de Fécamp dédiée au couplage des énergies renouvelables, la Picardie mise sur sa pépinière ENR, et les futurs écoquartiers de la métropole d’Amiens en cours de construction. Bordeaux promeut son écoparc et l’Ile de France son écopôle.

Difficile d’ignorer le stand fleuri du réseau Appel qui rassemble des éco entreprises de Rhône-Alpes depuis 1996 et ceux des géants GDF-Suez ou EDF, où entre petits fours et champagne on évoque les dernières réalisations et les futurs grands projets dans le secteur de l’efficacité énergétique : solaire, biomasse, pompes à chaleur, géothermie…

Question solaire, l’avenir serait aux parkings à en croire Sunvie et Greenpark : cette dernière entreprise associant son ombrière photovoltaïque à une borne de recharge pour véhicule électrique. Nous croisons aussi la magnifique éolienne verticale de novéol. Enfin, nous ne pouvions pas ne pas nous arrêter sur le stand des Partenaires Diester , l’association des collectivités et des entreprises utilisatrices du biodiesel diester 30%, où nous retrouvons Gaël Petton, son responsable, en compagnie de José Bonnet et Louis Barennes.

«Il n’y a qu’à Pollutec que nous pouvons croiser 70 000 visiteurs en 4 jours, et qui plus est des professionnels intéressés par notre biodiesel», assure Gaël qui a noué une bonne trentaine de contacts sérieux auprès d’industriels, d’entrepreneurs et de collectivités locales. Pendant qu’il renseigne les visiteurs, José, 75 ans, fils d’agriculteurs et ancien directeur d’un réseau de bus à Montauban, revient pour moi sur l’histoire du Diester : «Initialement, en 1992, l’idée maîtresse était la solidarité entre la ville et la campagne, bien avant les arguments environnementaux ou l’efficacité énergétique. Produire pour le biocarburant permettait de cultiver sur les jachères et offrait un débouché à l’agriculture locale. En plus, poursuit-il, intarissable, le colza, avide d’azote, permet d’assainir le sol pour les cultures suivantes…».

Gaël nous interrompt et m’interpelle avec humour : «Tu n’es pas censé faire le plein d’avenir ?». Je lui désigne ma valise à roulettes remplie de brochures et de documentation : «j’ai fait le plein de sujets jusqu’à fin 2012 ! Là je m’intéresse à une nouvelle énergie renouvelable, et même inépuisable : celle de José !»

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