Après Orly, CDG valorise ses déchets verts.

700 hectares d’espaces verts, 400 hectares de paysages, 5 000 arbres. Oui, je parle bien de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle (CDG). Depuis le 1er octobre, afin de ne pas gaspiller les déchets verts engendrés par de telles surfaces et limiter l’impact écologique de leur traitement, l’aéroport a son propre espace de valorisation : 100 % des déchets verts y seront compostés et serviront à produire un engrais naturel qui sera utilisé sur le site.

Résidus de tonte, feuilles mortes, branches d’élagage et autres sont broyés et mélangés à de l’oxygène. Laissez reposer quelques semaines… et vous obtiendrez un délicieux engrais ! Une tonne de déchets verts permet de produire 300 à 500 kg de compost. Le compost ira nourrir les plantations de l’aéroport et devrait aussi être parfaitement au goût des espèces du jardin botanique. Conséquence directe et verte : CDG réduira notablement son utilisation de produits phytosanitaires. Un accord allant dans ce sens a d’ailleurs été signé avec l’État en septembre : l’aéroport s’est engagé à réduire de 50 % l’usage des pesticides d’ici 10 ans.

Avec cette nouvelle démarche, CDG suit le sillon tracé par Paris-Orly, où la totalité des déchets verts sont également recyclés et transformés en mulch ou terreau, et ce depuis 2006. La plateforme de compostage y est dimensionnée pour recevoir 800 tonnes de déchets verts par an et a par exemple traité 233 tonnes en 2009. À CDG, 110 tonnes seront annuellement valorisées. Ce sont les abeilles des ruches installées l’été dernier qui devraient en buzzer de joie.

Pour aller plus loin :

– l’accord-cadre relatif à l’usage professionnel des pesticides en zones non agricole (pdf)

– vidéo sur Entre Voisins, le magasine des aéroports franciliens pour les riverains

Crédits photos : Aéroport de Paris

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