Géothermie aux Açores : le tiers des besoins énergétiques

Les volcans peuvent dégager une telle énergie destructrice qu’ils font peur. Cette énergie pourrait pourtant s’avérer particulièrement douce pour la planète. Les Açores ont osé se lancer dans son exploitation.

Dispersées au milieu de l’Atlantique, les îles portugaises étaient tributaires des importations pour leur consommation d’énergie, alors que les 240 000 habitants avaient sous leurs pieds une source inépuisable : des champs géothermiques à haute températures, qui ne se rencontrent que dans certaines conditions géologiques. Une découverte qui remonte à 1973. Jusqu’à la construction de la première centrale en 1980, les forages s’enchaînent et confirment la quasi-inépuisable ressource : un réservoir géothermique très important est là, sur le flanc nord du massif volcanique du Fogo dans l’île de São Miguel. Sa chaleur pointe à environ 230°C, à un peu plus de 800 mètres sous terre. La première centrale, Pico Vermelho, sert donc de projet pilote pour la transformation de l’énergie géothermique en électricité.

Les Açores passent rapidement à la vitesse supérieure. En 1994, les deux turbogénérateurs de Ribeira Grande produisent chacun 2,5 MW et sont complétés en 1998 par deux autres unités de 4 MW chacune. En 2006, une nouvelle centrale d’une puissance de 10 MW a été construite à Pico Vermelho, remplaçant l’ancienne. La capacité de l’archipel est ainsi passée à 23 MW. Plusieurs projets sont encore dans les tiroirs, notamment dans l’île voisine de Terceira, au gros potentiel géothermique. Relatant ce développement qu’elle a en partie financé, la Commission européenne annonçait qu’en 2007, la géothermie devrait fournir 161 GWh, soit environ 38% de l’approvisionnement électrique de l’archipel. Avec une capacité pouvant monter très rapidement jusqu’à 275 GWh par an.

Pour aller plus loin :
Projet de géothermie à La Réunion

Crédit photos : Giåm sur Flickr, licence Creative Commons.

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