Le débat public s’est achevé il y a deux semaines.

S’agira-t-il du tout premier parc éolien marin de l’Hexagone, qui dispose du deuxième potentiel continental en la matière ?
S’il a suscité certaines réserves parmi les pêcheurs et les populations locales le Parc des Deux Côtes est en tout cas un magnifique projet énergétique, qui consiste en l’érection de cent quarante éoliennes d’une capacité totale de sept cents mégawatts (MW), à dix-huit kilomètres des côtes des départements de la Seine-Maritime et de la Somme.

Piloté par la Compagnie du Vent, une filiale du groupe GDF SUEZ, il a été estimé à un milliard huit cents millions d’euros. Un investissement certes conséquent mais nécessaire pour lancer la dynamique de l’éolien offshore en France. Sauf improbable renversement de situation ce projet sera candidat au gigantesque appel d’offres que se prépare à lancer le gouvernement, qui escompte impulser la construction de six cents turbines à partir de 2015, et auquel il faudra souscrire d’ici au 30 juin prochain.
Il s’agit bien sûr d’optimiser les chances d’atteindre l’objectif défini dans le cadre du Grenelle de l’environnement de 23 % d’électricité d’origine renouvelable à l’horizon 2020 et de rattraper une partie du retard pris sur la Grande-Bretagne et le Danemark. Pour ce faire d’autres implantations ont d’ores et déjà été évoquées, notamment au large de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).

En Bretagne comme ailleurs l’avenir de l’éolien offshore dans le pays dépendra de l’accueil que lui réservera les populations concernées. Et d’une volonté politique dont il faut souhaiter, eu égard à sa vocation environnementale et aux emplois que ce secteur peut créer, qu’elle soit indéfectible.

Crédit photo : Andjohan

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