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Feu vert pour le plus grand parc Offshore du monde

Comme beaucoup de projets d’envergure, il s’en est fallu de peu pour que « London Array » ne voit jamais le jour ! C’est finalement dès l’automne 2010 que vont commencer les travaux de construction de ce qui sera, à terme, le plus grand parc éolien offshore du monde.

Situé dans l’estuaire de la Tamise, le projet est dimensionné comme un réacteur nucléaire. Avec une puissance d’1 GW, pour 175 turbines, ce projet pharaonique devra alimenter plus de 500 000 foyers. Une première tranche devrait être livrée pour les JO de 2012 ! Par la suite, une 2è tranche prévoit d’ajouter 103 machines supplémentaires.

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Un projet pharaonique qui a bien failli ne pas voir le jour

C’est finalement le gouvernement anglais qui a sauvé le projet au printemps dernier, en décidant de doubler les subventions accordées à l’électricité éolienne offshore. A la base, « London Array » a bien failli capoter en mai 2008, quand l’un des 3 actionnaires : Royal Dutch Shell, était sorti de la boucle. A cette époque, en plein contexte de crise financière, accompagnée d’une chute du cours de la Livre Sterling , les coûts prévus pour importer et installer les éoliennes deviennent faramineux ! Ils découragent ainsi l’actionnaire, et « London Array » reste alors sur les bras du danois Dong Energy, et de l’allemand E.ON. Entre-temps, le groupe Masdar (qui construit une ville 100% verte aux Emirats Arabes Unis) rejoint  le consortium et le projet.

Mais les coûts font que le projet n’est toujours pas rentable (un parc éolien offshore coutant près du double d’un parc installé sur terre) …jusqu’à ce que Londres décide d’accorder ces subventions, poussant les actionnaires à réinjecter 2,2 milliards d’euros pour construire la première phase du projet d’ici aux JO de 2012.

Dans le monde de l’éolien, il n’y a pas que le vent qui tourne, parfois ce sont les actionnaires qui font la girouette !

++ Site du projet London Array.

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