A El Hierro, les éléments fournissent toute l’énergie

Fouettée par les eaux, balayée par le vent, écrasée par le soleil: une petite île des Canaries a transformé cette triple malédiction en cadeau des dieux. Et décider d’exploiter tout le potentiel de ces énergies inépuisables.

El Hierro, déclarée réserve mondiale de la biosphère depuis 2001, entend être la première île à s’alimenter uniquement en électricité fabriquée à partir de l’hydraulique, de l’éolien et du solaire.

C’est un système original qui va être instauré sur cette île de 276 km2 : une savante association des énergies de l’eau, du vent et du soleil. L’électricité emmagasinée par les éoliennes servira à alimenter une centrale hydroélectrique.

Celle-ci pompera de l’eau qui sera stockée en hauteur comme réserve d’énergie : en cas d’absence de vent ou de soleil insuffisant, elle pourra redescendre vers un bassin inférieur et produire de l’électricité par ce déplacement au travers de turbines.

Schema El hierro
Schéma explicatif du modèle El Hierro

L’eau de mer sera également désalinisée, grâce à l’énergie éolienne, pour la consommation des 10 000 habitants de l’ile. Ce projet devrait sortir de terre et être inauguré d’ici 10 mois. Dans un second temps, 500 mètres carrés de panneaux solaires seront déployés pour produire de l’eau chaude.

Le coût de l’initiative est évalué à 55 millions d’euros, assumé en partie par l’Etat espagnol. Mais il pourrait éviter chaque année l’achat de 40 000 barrils de pétrole, soit une dépense d’environ 1,8 millions d’euros. Et éviter aussi l’émission de 18700 tonnes de CO2.

Et le Gouvernement des Canaries entend déjà disséminer le concept d’île auto-suffisante. « La Crête ou Madère pourraient s’en inspirer » souligne-t-il dans une étude dédiée. Il ajoute que 13 millions d’européens et 600 millions de personnes dans le monde vivent dans des îles. En espérant que ce projet, initié sur un petit paradis isolé, puisse s’exporter sur des îles plus développées et plus peuplées.

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