Des hydroliennes exploitent les courants sous-marins
Des ventilateurs géants au fond des océans ? Non, il s’agit d’hydroliennes, des machines qui convertissent le courant marin en courant électrique.
Le temps des prototypes et des expérimentations semble derrière nous. En décembre dernier, alors qu’il clôturait les assises de la mer , le Premier Ministre annonçait la création d’une grande plate-forme technologique sur les énergies marines à Brest et un budget de 100 millions d’euros pour l’ensemble des Énergies Marines Renouvelables, ces technologies qui transforment la puissance de l’océan en électricité. Parmi celles-ci, les hydroliennes, qui exploitent les marées comme les éoliennes le vent.
Le fonctionnement est simple : une turbine est installée au fond de l’eau au large des côtes. Ses pales sont orientées de façon à entrer en rotation grâce au courant des marées. Comme avec une dynamo de bicyclette, le mouvement est converti en électricité convoyée jusqu’au réseau ou à un transformateur au moyen d’un câble sous-marin.
Pour le premier prototype français, la puissance peut varier de « 200 à 500 kW selon le site d’implantation mais l’électricité est produite 24h/24« , explique-t-on chez Sabella, l’entreprise bretonne qui l’a mis au point.
Sabella, l’hydrolienne de la société Hydrohélix
envoyé par mairiedequimper. – L’info video en direct.
Et le procédé est en bonne voie. Sabella a testé pendant un an avec succès un prototype au large de Paimpol. Elle devrait en tester un second, cette fois raccordé au réseau, d’ici la fin du mois de juillet.
Tandis que l’hydrolienne expérimentale de Sabella, faisait 3 mètres de diamètre, sa prochaine turbine en fera 10, et inaugurera l’exploitation industrielle de l’énergie des courants marins.
Un autre chantier est lui mené par la société Irlandaise Openhydro; il s’agit là d’une ferme pilote d’hydroliennes immergée au large de Paimpol et Bréhat pour le compte d’EDF avec une première hydrolienne posée en mars 2011 puis quatre autres un an plus tard.
Baptisés Orca ou megawattforce , d’autres projets d’hydroliennes géantes devraient également voir bientôt le jour.
Selon Jean-Luc Achard, directeur de recherches au CNRS, le potentiel hydrolien de notre pays serait de l’ordre de 2,5 à 3,5 GW, un ordre de grandeur comparable à la production éolienne actuelle.
Et si on alliait vent et marées ?
Pour tout savoir sur les hydroliennes
Crédit Photo 1 : Sabella Energie Inc







Est-ce que le ralentissement du courant provoqué par l’obstacle « hydrolienne » ne risque pas de générer des perturbations diverses et variées qui pourraient être nocives
pour l’environnement en général ?
je voudrais recommander aux poseurs d’hydroliennes d’envisager la convenance d’entourer leurs installations d’une cage ou protection quelconque en treillis qui ne réduise pas la puissance du flux du courant marin et protège suffisamment la faune marine en même temps d’ailleurs que l’installation elle-même.
JACQUEMIN
En fait les dernières études semblent indiquer que les hydroliennes n’affectent pas les poissons (voir http://www.paperblog.fr/2709956/hydro-green-energy-et-normandeau-les-hydroliennes-ne-tuent-pas-les-poissons/ ). En plus, là où elles sont implantées, la pêche est interdite : les hydroliennnes offrent donc en fait un sanctuaire à la faune marine…
D’après ce que j’en ai compris, l’impact environnemental de l’hydrolien est bien moindre que celui des autres sources d’énergie hydraulique, je pense notamment aux barrages. Mais afin de mesurer ce risque bien réel, des études d’impact ont lieu avant l’implantation d’hydroliennes.
J’ai regarder la photo d’une Hydrolienne des côtes françaises…
C’est bien. C’est très très bien !
Mais les animaux aquatiques peuvent être pris
dans les palles de l’Hydrolienne (comme dans un filet de pêche)
est devenir soit bléssés soit morts.
…ça ne devrait pas être très compliqué d’installer une grille de protection
qui empêche certains poissons (selon le rapport des
dimensions des ouvertures des grilles aux dimensions des poissons),
d’être victime de l’installation hydrollique
Il est faux de constater que l’implantation des hydroliennes
en zone de pêche interdite enlève la probabilité que des poissons
soit accidentés par les installations hydroliques.
Les poissons sont libres de leurs déplacement sous-marins, et les zones
de pêches interdites concernent les pêcheurs et non les
animaux aquatiques
Existe-t-il dans la famille des poissons le :
« Poisson pare-chocs »?
Merci, à bientôt!
Une hydrolienne tourne généralement entre 10 et 20 tours par minute : nos amis les poissons sont assez malins pour soit contourner l’obstacle soit passer à travers. Et aussi pour repérer les zones où on ne les pêche pas et s’y réfugier : le concept de réserve marine fonctionnait bien avant les hydroliennes. En fait, les poissons ont plus de soucis avec pratiquement tous les autres usages de l’océan. Y compris la baignade surtout si on s’est préalablement enduit d’huile solaire : beurk.