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Un business en plein essor !

Sur l’hexagone, depuis près de 5 ans, il pleut littéralement des centres de lavage auto sans eau. Plusieurs acteurs se partagent aujourd’hui le marché, les leaders ouvrant jusqu’à 5 nouveaux centres certains mois, franchisant à tour de bras des nuées d’auto-entrepreneurs attirés par ce marché florissant.

Inventé en 2004 par Ecowash en Australie, il n’a pas fallu longtemps pour que ces services se déploient à vitesse grand V à travers le monde. A la base, un constat : laver sa voiture avec de l’eau gaspille de l’eau potable. Laveo, un des acteurs, chiffre même ce gaspillage :

  • 50 à 60 litres pour un lavage haute pression
  • 150 à 350 litres pour un lavage au rouleau
  • jusqu’à 500 litres pour un lavage à la maison

Sur ces simples chiffres, le business était né ! Le lavage sans eau permet donc cette économie, au moyen de pistolets à spray, de lingettes (microfibres pour la plupart), et d’huile de coude fournie par du personnel (souvent en insertion). Certains acteurs comme Sineo sont d’ailleurs labellisés « entreprise d’insertion », permettant des coûts salariaux moindres que les concurrents, fournissant qui plus est un argument social à ajouter à la stratégie développement durable de l’entreprise.

Nous voilà donc positionné sur un marché ayant un argument majeur sur chaque pilier du développement durable. Du coup, le déploiement est énorme. Les acteurs principaux de l’hexagone sont ainsi Sineo (24 centres), Cosmeticars ( 42 centres), NettyCars (52 centres), Ecolave (33 centres), Ecowash (17 centres, leader mondial, même si peu implanté en France), et viennent ensuite des poulains comme Laveo (6 centres) ou O’neo (6 centres), puis une nuée de plus petites entreprises, locales ou régionales.

Il semblerait donc que la croissance soit en 2010 encore au rendez vous, car même si la concurrence se fait de plus en plus rude dans certains secteurs géographiques, les  gérants constatent encore et toujours une progression de leur chiffre d’affaire.

Qui sont les clients ?

Les professionnels constituent le réseau de client le plus intéressant. En effet, acheter un service « écologique » est toujours intéressant du point de vue de la communication. Car si on s’attaque au prix, il est normal que le particulier soit encore un peu réfractaire. Le lavage sans eau a beau être pratique et mobile (on peut laver votre voiture pendant vos courses, ou sur votre lieu de travail), il est tout de même vendu près de 10 fois le prix d’un lavage au rouleau ! Pas de quoi attirer les particuliers en masse ! Du coup, les relais de croissance pour certaines entreprises passent par la vente de leurs produits aux formules plus ou moins secrètes. Sineo, le seul a avoir une grande partie de ses produits bénéficiant de l’écolabel européen distribue ses produits dans des chaines de centres d’entretien automobiles, et même dans certaines grandes surfaces.

Des produits vraiment écologiques ?

Si l’économie d’eau est réelle,  côté produits, nous ne sommes pas forcément sur des produits écologiques. Les plus implantés se positionnent avant tout comme des laveurs de voiture, et estiment aujourd’hui que les produits 100% végétaux ne sont pas aussi efficaces que les produits conventionnels ! Seule Sineo  et Laveo sont dans ce registre des « jusqu’auboutistes » dans la démarche, proposant des produits sur des bases d’ingrédients végétaux et biodégradables, quelquefois eco-labellisés.

Si la majorité des acteurs surfent quoi qu’il en soit sur la vague du développement durable (tous affichent sur leurs sites les quantités d’eau économisées), chacun cherche encore ses arguments et son positionnement, la priorité étant semble-t-il encore le déploiement des enseignes et le fait de grignoter des parts de marché !

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