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3è volet de la trilogie glacière de l’explorateur.

Lundi dernier, après 121 heures et 30 minutes de vol, l’explorateur Jean-Louis Etienne a achevé son 3è volet de sa trilogie polaire.

Pour rappel :
Acte 1 : 1986, 63 jours de traîneau en solitaire pour atteindre le pôle nord.
Acte 2 : 2002, 4 mois de dérive sur la banquise à bord du Solar Observer.
Dernier acte : 2010, traversée du pôle nord en ballon.

A noter que cette dernière étape n’avait jamais été réalisée. D’autres ballons avaient survolé le pôle nord, mais ils étaient munis d’hélices, à la différence de cette « Rozière » (du nom de son inventeur !) qui ne laisse guère de répit au conducteur ! Le principe de son ballon consiste en un double fonctionnement : gaz chaud + helium.

Les montgolfières qui fonctionnent à l’hélium se pilotent facilement, mais n’ont que très peu d’autonomie. La rozière combine ainsi deux ballons l’un dans l’autre. Une « bulle » d’hélium est au centre et l’air autour, ce qui permet d’économiser l’énergie et de donner une autonomie de presque 20 jours au ballon.

Mais le « savanturier »  n’aura eu besoin d’à peine 6 jours pour faire sa traversée. Lors de son vol, deux mesures ont été effectuées en continu :
le CO2 atmosphérique pour le Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement – CEA-CNRS, ces mesures permettront de préciser les origines de ce gaz à effet de serre.
L’augmentation de leur concentration dans l’atmosphère terrestre est à l’origine du réchauffement climatique. Les principaux gaz à effet de serre émis par l’activité humaine sont : la vapeur d\’eau (H2O),le dioxyde de carbone.
et l<strong>e champ magnétique terrestre (pour l’Institut de Physique du Globe de Paris-LETI-CEA) , car on ne sait toujours pas prédire la continuelle promenade des points de convergence des lignes de champ magnétique. Le pôle nord magnétique terrestre, correspondant au pôle sud du gigantesque aimant que constitue la Terre, est la direction qu’indique les boussoles.

Le pôle nord magnétique se meut en moyenne de 40 kilomètres par an, en fonction des pôles magnétiques, dont la vitesse moyenne atteint plusieurs dizaines de kilomètres par an mais connaît des ralentissements et des accélérations.

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Par cette aventure audacieuse, Jean-Louis Etienne souhaite attirer l’attention du monde sur la régression de la banquise et ses conséquences sur la vie des peuples autochtones. La banquise reste aujourd’hui le meilleur indice de performance des mesures que l’humanité doit engager contre le réchauffement climatique. Un site est dédié à son expédition :++Jean-Louis Etienne

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