osmose

Quand l’eau douce et l’eau salée se rencontre pour produire de l’électricité.

Source : Statkraft

Pour produire de l’électricité avec de l’eau, plusieurs technologie existent. Après les barrages hydroélectriques, après les énergies marémotrices, voici l’une d’entre elles: l’osmose. Il s’agit d’un procédé physique connue depuis les années 70.

Actuellement, on connaît plus son procédé opposé :l’osmose inverse qui lui (au lieu d’en produire) consomme beaucoup d’énergie pour désaler l’eau de mer.

Avec l’osmose, il s’agit de produire de l’électricité à l’embouchure d’un fleuve.

Concrètement, mettre en contact l’eau douce d’un cours d’eau avec l’eau salé de la mer. La nature étant bien faite, l’eau douce cherche à équilibrer sa concentration en sel avec l’eau de mer. De ce fait, l’eau douce traverse la membrane séparant les deux eaux et produit ainsi naturellement une surpressiondu côté de l’eau de mer. Cette surpression est envoyée classiquement dans une turbine qui va transformer cette pression en électricité, qui sera injectée sur le réseau électrique.

Actuellement, on estime que cette technologie est encore au stade expérimental, car une centrale pilote, dont l’inauguration s’est tenue fin 2009, a été construite à Tofte en Norvège. Sa puissance de production est d’environ 3 à 4 kW. Autant dire, à peine de quoi alimenter un foyer.

En revanche, la société Statkraft (1er producteur d’énergies renouvelables en Europe), à l’origine de ce projet, compte bien créer une centrale 7 000 fois plus puissante d’ici cinq ans, d’une puissance de 25 MW. Soit une production nécessaire à l’alimentation en électricité de 10 000 foyers.

A terme, Statkraft estime un potentiel de production mondiale de l’ordre de 1 600 à 1 700 TWh, soit la moitié de l’énergie produite chaque année dans l’Union Européenne.

Comme d’autres technologies (fonctionnelles ou expérimentales), celle-ci mobilise une énergie renouvelable et abondante. Les gros avantages supplémentaires de l’énergie osmotique sont les suivants :

Technologie non-polluante (gaz à effet de serre et écotoxicité).
Approvisionnement constant et plutôt homogène.
Ne nuit pas à l’environnement sonore et installation réduite pour ne pas dénaturer le paysage (selon le constructeur).

Source : Statkraft

L’inconvénient majeur de ce dispositif réside dans la facilité à déboucher les pores de la membrane qui auront été bouchés par le sel de l’eau de mer. Cette contrainte joue directement sur le rendement de ces membranes. Actuellement, le rendement est inférieur à 1 W/m2, alors que l’objectif en 2015 est d’atteindre les 5 à 6 W/m2.

Une fois ces objectif atteints, le coût du MWh d’électricité devrait osciller entre 50 et 100 € le MWh, alors qu’actuellement, les prix moyens en Europe sont de 45 € MWh.

++ Vidéos de l’installation

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