Deux chercheurs de l’université de Purdue ont mis au point un échangeur de chaleur, un élément essentiel pour stocker l’hydrogène dans les voitures à pile à combustible.

La plupart des modèles de voitures à hydrogène utilisent dans leur réservoir une poudre métallique fine qui absorbe l’hydrogène sous haute pression : ce sont les hydrures de métal.

Principe de la pile à combustible ici

En diminuant la pression dans le réservoir, l’hydrogène peut être libéré puis acheminé jusqu’à la pile à combustible ou le moteur.

Il y a cependant une complication de taille. Le processus d’absorption de l’hydrogène génère beaucoup de chaleur. Cette chaleur ralentit l’absorption et empêche d’alimenter correctement les moteurs.  Aujourd’hui, une voiture à pile à combustible coûte pas loin du million d’euros et met une heure pour faire le plein. Autant dire que la voiture à hydrogène est aussi propre et merveilleuse qu’impossible à mettre sur le marché. Le but, pour tous les constructeurs, est de refroidir suffisamment les hydrures de métal pour faire le plein en cinq minutes, avec plusieurs centaines de kilomètres d’autonomie.

L’invention des chercheurs de Purdue, qui en est à sa version 2, est une bobine en acier inoxydable qui s’adapte à l’intérieur du réservoir. Dans la bobine circule un liquide de refroidissement  classique, comme on en trouve dans toutes les voitures.

En raison de contraintes d’espace, il est essentiel que l’échangeur de chaleur occupe le moins de place possible dans la cuve de stockage.
Objectif réalisé par les chercheurs qui en plus refroidi l’hydrure de manière satisfaisante. Leur nouveau prototype occupe 7% du réservoir, ce qui laisse 93% pour l’hydrure.

Contrairement aux solutions précédentes, le refroidissement est assuré le plus près possible des hydrures en appliquant une solution simple et flexible. Toutes les qualités d’une vraie bonne idée. Mais ce n’est malheureusement pas, l’idée qui va lancer à elle seule la voiture à hydrogène.

Les hydrures de métal ne permettent pas d’absorber assez d’hydrogène, elles coûtent extrêmement cher, il faudra attendre un nouveau vecteur, une solution innovante et économique comme les plumes des poules, décrites dans un article précédent.

Crédits photo : http://cdn.physorg.com

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