Alors ça y est, c’est officiel, l’ampoule tire sa révérence. Enfin ! On commence par les modèles de plus de 75 watts et en 2012, fini.

On les verra dans les films avec autant de nostalgie que les téléphones à cadran, les camionnettes Peugeot, les cassettes vidéo ou les bureaux sans ordinateurs. On se rappelera qu’on posait son thermomètre dessus pour sécher les cours. Il fallait un sacré coup de main pour ne pas dépasser les 38,5.

La disparition de l’ampoule à filaments était l’un de mes sujets de prédilection : non seulement la fille d’Edison éclaire mal, mais en plus c’est un gouffre à énergie, puisque qu’elle gaspille 95% d’électricité. Elle est dangereuse, aussi. Brûlante, peut vous éclater à la figure.

En moyenne, les lampes à basse consommation (LBC) consomment 3 à 4 fois moins d’électricité, pour un éclairage équivalent.  Donc une lampe basse consommation de 15 W génèrera autant de lumière qu’une ampoule classique de 75 W. Si on multiplie ça par 24 millions de ménages, on a une façon simple de baisser les émissions.

Plus précisément, selon la Commission européenne, cela ferait économiser 40 térawatts par heure, soit la production annuelle de 4 ou 5 centrales nucléaires, ou la production électrique de la Roumanie. Une énergie que l’on pourrait utiliser à autre chose, pour éviter d’allumer les centrales à charbon l’hiver, et pour faire rouler les voitures électriques.

L’ennui dans tout ça, c’est le mercure. Tout le monde sait maintenant que les nouvelles lampes contiennent des quantités très faibles de mercure, qui est essentiel à leur fonctionnement. Pas de problème, répond l’Etat, on va le recycler, et instaurer une éco-participation pour le payer. Même si le montant de cet impôt est pour le moins douteux, il subsiste une réalité évidente. Qui va aller à la déchetterie pour y mettre ses ampoules grillées. A part deux ou trois écolos convaincus, personne. Ca ira à la poubelle, et hop, tant pis.

Et comme le mercure a une durée de vie illimitée, il se retrouvera concentré dans des décharges municipales ou sauvages, polluera les sols, causera des maladies. Et un jour, quand on voudra réparer les dégâts, tout cela coûtera un maximum d’argent et… de Co2. Où est donc l’économie ?

Reste donc à attendre que l’autre technologie, LED ou OLED, qui sert aux écrans de portables à faire des effets de lumières sympa dans les maisons, tienne la route. Là, et seulement là, nous aurons une alternative valable à Edison.

Crédits photo : http://www.ampoule-basse-consommation.eu

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