
Tout le monde le sait maintenant, la taxe carbone a été retoquée par le Conseil constitutionnel.
L’avis du Conseil est très clair : trop d’industries polluantes sont exemptées.
Le gouvernement Fillon doit donc revoir sa copie, ce qu’il compte faire pour le 20 janvier.
En lisant la page Wikipedia sur la taxe carbone, je me suis dit que tout ça était fort compliqué. C’est pourquoi j’ai fait appel à Maxime Combes, l’un des auteurs de l’excellent blog de Libération sur le sommet de Copenhague, pour qu’il m’explique les tenants et les aboutissants de cette taxe, son impact économique, et les conséquences du retoquage.
Maxime Combes est un économiste et un statisticien spécialisé dans l’environnement. Il est membre, entre autres, du réseau Initiatives Pour un Autre Monde (IPAM).
Une taxe très utile, mais qui ne fonctionne que sous certaines conditions :
Certaines émissions, pour les ménages, sont non-substituables
Une taxe « inefficace et injuste »
Les pollueurs exemptés
Les conséquences de l’avis défavorables du Conseil constitutionnel
La taxe carbone n’est pas une solution miracle
Personnellement, je suis extrêmement déçu de deux choses : la réalité de la taxe carbone à la française, qui ne sert à rien à part engranger un impôt supplémentaire, et la taxe carbone « idéale » que j’imaginais, je l’avoue, un peu comme une solution miracle.










Nous allons payer une taxe carbone pour quoi faire… consommer des produits qui n’auront pas été fabriqués chez nous, n’auront pas été transportés par des transports d’une entreprise assujettie à cette taxe… ils vont bien rigoler nos concurrents chinois ou indiens… après nous avoir piqué nos inventions que nous leur avons offert, croyant faire du commerce avec eux, nous allons bientôt leur offrir notre terre.
Oui à l’écologie mais pas de n’importe quelle façon.