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Voilà un peu plus d’un an, Ben Bova, un ancien collaborateur de la  NASA, et auteur de romans de science fiction écrivait une « lettre au président futur américain » publiée dans le Washington Post.

Dans cette tribune, il demandait au futur président américain de « regarder vers les étoiles ».  Selon lui, pour enfin outrepasser les problèmes énergétiques et miser sur le renouvelable, il faut aller voir là ou le soleil brille 365 jours et 7 jours sur 7, c’est à dire dans l’espace !

Un an plus tard, force est de constater que ces projets sont désormais dans les tuyaux ! C’est d’ailleurs de l’autre côté du globe, au japon que les premières annonces se sont faites.

Le gouvernement nippon espère ainsi à l’horizon 2030 pouvoir mettre sur orbite un générateur capable de produire 1GW d’énergie, soit l’équivalent de près de 300 000 foyers ! Un premier tour de table d’investisseurs et d’industriels aurait permis de financer les prémices de ce programme, avec comme première étape, le lancement en 2015 d’un petit satellite pourvu de panneaux solaires et dont les faisceaux alimenteront la terre en énergie.

Côté américain, les investisseurs ont aussi dégainé avec le consortium Solaren, Pacific Gas et Electric utility qui travaillent sur un projet similaire visant à fournir 200 mégawatts d’énergie à partir de 2015 et sur une période de 15 ans.

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L’idée n’est pas nouvelle, le concept appelé Solar Power Satellite (SPS) a été inventé en 1968 par l’ingénieur en aérospatial Peter Glaser. Selon le même Ben Bova, un seul de ces systèmes pourrait fournir 10 GW de puissance, sans interruption, soit l’équivalent du double de la capacité de production d’un état comme la Californie. Les panneaux solaires placés en orbite captent un rayonnement 4 fois plus puissant que sur Terre. Il faudrait néanmoins une surface de 2,4 km² pour générer 1 gigawatt en continu. Selon les estimations les moins favorables, le kWh coûterait 6 ou 7 centimes d’euros, expose-t-il. Un prix comparable à celui des centrales conventionnelles pour une source d’énergie (presque) totalement propre.

Il reste cependant un certain nombre d’obstacles à franchir comme par exemple le transport des panneaux solaires dans l’espace jugé trop coûteux pour le moment ou encore les éventuels dommages causés par des micro météorites et autres débris potentiels. Reste aussi à tester et déterminer la bonne technologie pour transmettre cette énergie jusqu’à la terre. Entre faisceaux lasers et micro-ondes, c’est pour l’instant la deuxième solution qui semble la plus techniquement plausible et la moins dangereuse. Les faisceaux de micro-ondes seraient suffisamment diffus pour ne pas représenter de danger.

L’armée américaine est bien sûr attirée par une telle technologie, qui lui permettrait d’alimenter en énergie ses troupes en n’importe quel point du globe. Côté civil, il serait de même envisageable de pouvoir fournir l’énergie dans des zones reculées, là où importer de l’électricité par voie terrestre ou la produire sur place coûte très cher.

Futuriste ou réaliste ?++ Wikipedia

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