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Nous entendons souvent parler des éoliennes, mais il en est un genre qui reste un peu en retrait : les hydroliennes. Pas besoin de vous faire un dessin, le principe est le même si ce n’est que ces éoliennes sous-marines sont actionnées pas les mouvements de l’eau.

Il s’agit donc de pouvoir profiter du mouvement immuable des marées, mais aussi dans certains cas de la houle et donc des mouvements verticaux de l’eau.

Cette forme d’énergie renouvelable, à pollution nulle et sans impact visuel, suscite un intérêt croissant. Sept régions côtières dont la Bretagne ont signé une « Initiative partenariale pour l’émergence des énergies marines » (Ipanema) à Brest, en s’engageant à développer la filière.

sabella2Crédit: Emmanuel Donfut

Ainsi, le consortium Sabella a testé depuis plusieurs mois la première hydrolienne « 100% française » dans l’estuaire de Benodet. Ce projet, baptisé Sabella D03 (pour son diamètre de 3m) était ainsi destiné à éprouver ce prototype échelle 1/3, qui préfigure des machines industrielles d’envergure avec 10m de diamètre. Le prototype D03 a effectué deux campagnes d’essais, avec toute une instrumentation embarquée destinée à valider les modes opératoires, les caractéristiques de constructions, les axes de progrès etc…

Pour l’heure, il s’agit donc de faire passer cette technique en mode opérationnel sur des machines D10 qui pourraient selon la cinétique produire entre 200 et 500 kW.

big_660_W660_sabella-projet-5Photo © D.R

Le potentiel est énorme
Les hydroliennes, comparativement aux éoliennes ont des avantages de taille :

  • la masse volumique de l’eau comparé à l’air permet d’avoir des turbines beaucoup plus petites pour une même puissance
  • lénergie cinétique des courants est bien plus prévisible que celle des vents, donc les hydroliennes pourraient produire de l’électricité sans aléas

EDF estime ainsi que le potentiel hydrolien français serait à peu près équivalent 3 réacteurs nucléaires (3GW) !

Seul hic dans cette technologie française : les coûts d’installation très (trop) pour les travaux sous-marins, ainsi que les problèmes liés à la maintenance…

open hydro

C’est d’ailleurs ce qui a amené EDF à préférer  une technologie irlandaise développée par la société OpenHydro et qui ne nécessite pas de travaux sous-marins, puisque les machines sont amenées par bateau,  immergées et remontées à souhait pour des opérations de maintenance.

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Cette technologie irlandaise est elle aussi testée sur la zone de Paimpol-Bréhat, qui bénéficie de courants dont les niveaux d’intensité sont parmi les plus élevés de France. La coopération avec OpenHydro porte sur l’installation de 4 à 10 hydroliennes, d’une capacité totale de 2 à 4 MW  prévues pour l’année 2011.

En attendant, ça n’est qu’à l’horizon 2020 que pourrait se développer une réelle filière industrielle.++ Sabella++ OpenHydro

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