
L’une des grandes oubliées de buzz autour des énergies renouvelables, l’énergie marémotrice, pour ceux qui ne le savaient pas, utilise l’énergie des vagues. Cette énergie est l’une des plus abondantes, elle est durable et a un bilan carbone très réduit.
Il suffit de voir l’article la concernant sur Wikipédia pour voir que ça n’intéresse pas grand-monde.
Cette industrie a fait un grand pas en avant le 20 novembre dernier lorsque la plus grande installation mondiale de ce type, répondant au doux nom de Oyster, a été inaugurée par le Premier ministre écossais Alex Salmond.
Le dispositif, mis au point par Aquamarine Power, est selon la société la seule installation marémotrice à produire de l’électricité.
Oyster produit de l’électricité en pompant de l’eau à haute pression vers une turbine hydroélectrique située sur la côte. Toujours selon la société, une ferme de 20 Oysters peut fournir assez d’énergie pour alimenter 9000 familles.
Oyster est un volet articulé connecté au fond marin à environ 10 mètres de profondeur. Chaque vague déplace le volet, qui entraîne des pistons pour acheminer l’eau à haute pression par un pipeline à une turbine électrique à terre.
Le gouvernement écossais a conclu une joint venture avec cette société et projette d’augmenter le parc pour aboutir à une capacité de 200 mégawatts : un cinquième d’une centrale nucléaire française, soit assez pour alimenter des centaines de milliers de foyers, pour une fraction du coût, et un entretien quasiment nul.
On se demande vraiment pourquoi il n’y a pas plus de projets de ce type alors qu’on engloutit des milliards dans un projet comme ITER qui en est à son balbutiement et dont la version commerciale sera prête en 2100, trop tard pour nous éviter, comme le disait Nicolas dans son article qui fiche un peu les chocottes, d’avoir des palmiers au pôle.









Pour l’étymologie , je préfère reserver le terme de marémotrice à l’usine de la Rance et ses congénères . Marine , sous-marine, côtière m’iraient mieux . A ce petit détail près , ces systèmes sont THE solution ( pour les villes de bord de mer ) avec les biowaves australiens inspirés des algues : technologie simple sans pièce tournante ( au contraire des hydrauliennes étudiées par E.D.F. avec son partenaire gallois), esthetiquement discrets , faciles à installer et à entretenir , modulaires , assez tolérants en ce qui concerne les differentes fréquences de vague /houle , valables sur les côtes océaniques Ouest comme Est ( Juan-les-Pins probablement pas ! ) peu susceptibles d’attirer les glapissements des pêcheurs professionnels , d’ailleurs peu préoccupés par l’écologie …) . Ce genre d’investissement est à la portée des communes côtières , favorise la décentralisation , donc l’indépendance et la sécurité . Le potentiel est énorme . Cordialement .