L’agence internationale du transport aérien (IATA) a annoncé qu’elle autoriserait d’ici la fin 2010 l’utilisation de biocarburants dans l’aviation civile afin de réduire drastiquement l’empreinte carbone de ce secteur.

La certification est généralement considérée comme le feu vert à l’investissement dans le biocarburant de haute qualité par le transport aérien. Selon le directeur de l’IATA, « pour la première fois, le transport aérien aura la possibilité d’une alternative au carburant traditionnel« . C’est bien dit, mais où en sommes-nous ?

Il se trouve que des avions, notamment un jumbo jet de Virgin Atlantic, ont déjà volé avec 20% de biocarburants dans leurs réservoirs en 2008, sans attendre qu’on leur tienne la main. Le problème – plutôt majeur – est que le biocarburant gèle à haute altitude. Le Brésil, très à la pointe dans ce domaine (9 voitures sur 10 roulent avec des déchets de canne à sucre) fait voler une petite flotte de monomoteurs. Mais pour l’instant, personne n’a trouvé le sésame, même si des géants comme Airbus, Boeing ou General Electric s’y intéressent fortement.

La solution est peut-être dans les biocarburants de deuxième génération. En tous cas, l’avion électrique n’est carrément pas pour demain, l’avion à pile à hydrogène à ses balbutiements : il n’y a pas d’autre solution pour faire baisser les émissions de l’aviation. En attendant, prenez le train. Les gros avions ne lâcheront pas le kérosène avant 2030.

Crédits photo : http://widebodyaircraft.nl

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