Libramont factory

Le 27 octobre dernier à été inaugurée à Libramont en Belgique, l’une des usines les plus performantes d’europe en termes énergétiques. Le projet est le résultat d’une collaboration entre le fournisseur belge d’énergie renouvelable Bio Energie Europa et l’entreprise énergétique Eneco, pour le compte du fabricant de cosmétiques L’Oréal.

Digesters and storage digestate

Il s’agit en fait d’une installation géante de fabrication de biogaz qui a été construite à proximité du site belge de L’Oréal, pour un coût total de 11,5 millions d’euros. En amont, c’est donc une biomasse, composée de résidus issus de l’industrie agro-alimentaire, qui est utilisée.

Environ 38 000 tonnes de matières premières seront nécessaires chaque année pour générer 65 GWh de biogaz. « Dans un premier temps, 60 % proviendront de boues de laiteries, de vinasse, de glycérine, d’amidon ou d’épluchures de légumes et 30 à 40 %, de maïs ensilé ». Cette biomasse est ensuite transformée en méthane par la fermentation de gentilles petites bactéries bien dressées.

Ce méthane (biogaz) est alors transporté vers l’usine au moyen d’une canalisation souterraine de 600 mètres pour alimenter 3 moteurs de cogénération (production combinée de chaleur et d’électricité), produisant à la fois de la chaleur verte et de l’électricité verte. A terme, l’usine produira 24 GWh d’électricité, 18 GWh de vapeur et 7 à 8 GWh d’eau chaude. Plus de la moitié sera vendue à L’Oréal.

L’eau sera utilisée pour le chauffage des bâtiments et la vapeur pour les équipements de production (chauffage, lavage et désinfection des cuves de fabrication). Bio-Energie Europa vendra le surplus d’électricité à un autre opérateur – le belge Eneco.

faits et chiffres

L’aspect unique de l’installation est que l’électricité et la chaleur produites, cette dernière étant revalorisée sous forme de vapeur, sont entièrement injectées et utilisées par L’Oréal. Grâce à ce nouveau procédé, le site de Libramont, qui emploie 400 personnes et produit des kits de coloration et des produits capillaires à destination de l’Europe, produira désormais lui-même plus de 100% de ses besoins en électricité et 80% de ses besoins en chaleur. En outre, l’excédent d’électricité verte (équivalant aux besoins de +/- 4000 ménages) est ensuite injecté dans le réseau public.

Ce concept montre aux entreprises de moyenne et de grande taille qu’il est possible (moyennant ces investissements à long terme) de gérer leur consommation énergétique de manière très efficace.

Pour la marque de cosmétiques « Glossy Gloss », ce projet est une étape importante dans son engagement à réduire ses émissions de CO2 dans le monde de quelque 50% à l’horizon 2015. Il participe aussi à montrer qu’on peut réduire sa dépendance aux énergies fossiles afin d’éviter les émissions de CO2. Une étude visant à appliquer des concepts similaires aux usines françaises est également en cours.


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