J’ai profité jeudi dernier du déplacement de Valérie Létard, secrétaire d’Etat à l’Energie, au Développement Durable et à la Mer dans un centre de formation du 11ème arrondissement à Paris , intégrant les métiers du solaire pour lui poser trois questions.

Les nouvelles énergies

Solaire, éolien, biocarburants, le gouvernement a-t-il établi des priorités ? Le solaire est-il le chouchou, l’éolien est-il dans le collimateur ? La ministre esquive gentiment la polémique mais nous donne une réponse claire : la priorité, c’est la formation, la facilitation, et l’humain.

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Mon souci est plus, dans le cadre de la mission qui m’a été confiée, d’essayer d’organiser nos politiques de formation et d’accompagnement des filières en fonction des priorités qui seront données aux unes et aux autres. Aujourd’hui, par exemple, dix comités de filières vont s’organiser dans le cadre de notre plan métiers national. Ces dix comités seront à chaque fois animés par un grand spécialiste de la question avec les acteurs de l’emploi et de la formation, tous les ministères concernés, les branches professionnelles, mais aussi tous les experts. Notre souci à chaque fois c’est, à partir du moment où une filière s’engage, se développe, des priorités et des moyens lui sont donnés, que l’humain soit aussi au rendez-vous. Quand on investit dans une nouvelle filière, (…) il faut qu’à côté il y ait un travail conjoint, (…) pour que nos outils de formation, notre possibilité de qualifier permettent aussi bien aux salariés qu’aux demandeurs d’emploi ou aux jeunes étudiants en formation initiale de trouver les éléments, les outils de formation adaptés à ces filières qui les conduiront vers des métiers durables.

L’administratif

Ceux qui veulent raccorder leur installation solaire ou éolienne au réseau électrique le savent, c’est un vrai parcours du combattant. Même des professionnels, comme le CVO de Lille, attendent depuis des années une autorisation. Les professionnels présents lors du déplacement ont maintes fois souligné la nécessité de simplifier l’enfer administratif français. Où en sommes-nous ? La ministre nous répond.

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L’administration, les professionnels et les entreprises sont en train de s’investir et d’intégrer de nouveaux modes, de nouveaux secteurs de l’activité et de la production des énergies renouvelables. Aujourd’hui, d’un côté comme de l’autre, on est en train de construire pied à pied, on est dans l’organisation d’un nouveau système. Ce qu’il nous faut, (c’est) tout un travail d’accompagnement des entreprises, y compris dans les dossiers, dans les documents, la formation pour monter un dossier technique et administratif, qui permette de gagner du temps, d’être plus efficace, et peut-être moins de délais et moins de problèmes avec les administrations supports. Maintenant, encore une fois, nos administrations doivent s’organiser, comme les entreprises et les organismes de formation, doivent apporter les outils qui permettent d’être plus efficace, y compris dans la démarche administrative, préalable à toute action, à tout travail de l’entreprise sur son cœur de métier.

Le sommet de Copenhague

Les négociations de Copenhague, ne sont pas loin, le premier ministre anglais crie à la catastrophe si ce sommet échoue. J’étais très curieux d’avoir un avant-goût de la position française, notamment vis-à-vis des pays en voie de développement. Une position qui s’annonce très fortement en faveur d’un accord, mais pas au rabais. La France entend bien avoir une position de « leader » dans ces discussions.

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Jean-Louis Borloo consacre tout son temps et toute son énergie à sillonner le monde parce qu’il est convaincu avec le président de la république, que la France a un rôle déterminant à jouer, aussi bien sur la taxe carbone ou le paquet climat énergie (et arrive) plus que la tête haute, en leader pour ce rendez-vous de Copenhague. Cela montre bien toute la volonté de la France de conduire cette initiative et d’être force de proposition. Jean-Louis Borloo passe beaucoup de temps aujourd’hui en Afrique et a rencontré le représentant de l’Ethiopie, qui sera un peu le chef de file dans les négociations de Copenhague, parce que, là aussi, il pense que la solidarité nord-sud et toutes les mesures qui vont être engagées en direction de ces continents sont essentielles et déterminantes dans la réussite de Copenhague. Aujourd’hui je crois que la France a vraiment envie que chacun s’investisse, que tous les pays de l’Union européenne et tous les pays industrialisés jouent un rôle déterminant, non seulement dans les engagements pris, mais dans la solidarité qu’il doit y avoir entre le nord et le sud.

Crédits photo : http://www.lepoint.fr

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