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On aurait pu penser que l’énergie solaire ne trouverait pas de contradicteur sérieux : pas d’émanation de CO2, une source d’énergie propre, les propriétaires fonciers touchent un revenu, bref, tout le monde devait être content. Sauf que voilà, aux Etats-Unis, il y a souvent un « mais ».

La « Sun Belt » qui couvre la partie sud du pays regorge de soleil et d’espaces vierges voir désertiques, idéal pour l’emplacement de panneaux solaires. Et c’est bien pour cette raison que le président Obama a engagé plus d’une vingtaine d’études de faisabilité pour la création de grandes centrales solaires.

Si cela satisfait les grands groupes environnementaux, les associations locales ne le sont pas, elles.

En effet, d’après leurs constatations, de telles installations pourraient perturber l’éco-système local et nécessiteraient de nouvelles installations pour acheminer l’électricité vers les centres urbains. Mais le principal problème n’est pas là.

Pour avoir une performance correcte des panneaux, ceux-ci doivent être lavés assez régulièrement avec de l’eau. Mais voilà, dans les déserts, les miroirs ont tendance à se salir assez vite. De ce fait, des dizaines de millions de litres d’eau sont nécessaires au bon fonctionnement d’une centrale.

Un exemple frappant ; au Nevada, un projet de centrale a estimé qui lui faudrait 5 milliards de litres d’eau par an !! C’est-à-dire près de 20% de la consommation d’eau totale dans la région ! Depuis, le projet qui avait fait l’unanimité, est bloqué.

Des panneaux qui utiliseraient moins d’eau sont envisageables mais sont par contre moins performants et leur coût d’entretien plus élevé.

On comprend dès lors que les problématiques des énergies renouvelables sont bien plus complexes qu’il n’y paraît au premier abord !

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