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Seul un panneau solaire sur deux a été monté cette année : grand coupables, la crise économique, le resserrement du crédit et une concurrence frénétique.

Selon une étude du cabinet DisplaySearch reprise, entre autres, par Le Monde, l’industrie du photovoltaïque connait ses premières années de crise.

Le boum de la production mondiale (+59% de 2009) s’est heurté à une diminution de 17% de la demande. Signe des temps, le leader mondial, l’allemand Q-Cells, a annoncé une perte de 700 millions d’euros pour le premier semestre 2009, contre un bénéfice de 82,1 millions d’euros à la même époque l’année dernière. 500 licenciements sont prévus. Son premier fournisseur, le chinois LDK Solarn accuserait également des pertes sévères dues à la chute du prix du silicium.

Gueule de bois

Industrie aux mille promesses, le solaire attire chaque année de nombreux nouveaux acteurs. Mais cette activité, dont les coûts fixes sont particulièrement élevés, a très mal résisté au bouleversement de tendance. Une mauvaise surprise due aussi bien au ralentissement du crédit, de l’immobilier mais aussi du raz de marée de panneaux fabriqués en Chine qui pousse les prix, et donc les bénéfices, à la baisse.

L’indécision des puissances publiques, comme l’Espagne qui, après avoir porté à bout de bras 48% de la demande mondiale, abandonne les subventions pour cause de rigueur budgétaire, a achevé de plomber le marché qui, selon la même étude devrait retrouver la stabilité en 2010 grâce à des baisses de production, puis la croissance en 2012 avec la reprise de la demande.

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